"A une passante" poème de charle baudelaire commentaire litteraire

Pages: 6 (1489 mots) Publié le: 5 mai 2010
Le poème « A une passante » fait partie de la section des Fleurs du Mal intitulée « Tableaux parisiens ». Il a été introduit par Baudelaire dans la deuxième édition de ce recueil en 1861. L’auteur retranscrit dans les poèmes de cette section une vision insolite et urbaine de la condition du peuple, et celle de sa propre vie. La ville est comme un miroir de sa conscience. Paris, décrite par laplume de ce poète, peut être amenée comme une allégorie de son âme. « A une passante » évoque une rencontre fugitive entre lui et une passante, un coup de foudre qui va laisser derrière lui un étrange sentiment de mélancolie. Nous allons alors nous demander comment Baudelaire arrive à nous faire pars de la fascination qu’exerce sur lui cette rencontre ? Les conditions de cette rencontre ainsi que lavision éphémère de cette beauté vont nous montrer que la femme exerce une certaine fascination lancinante sur l’auteur.

La situation de la rencontre entre la passante et le poète va être mouvementée. La violence sonore de la rue va renforcer la sensation de coup de foudre entre ces deux personnes et créer un parallèle entre la vie et la mort.
Dès le premier vers, Baudelaire choisi de nousmontrer a quel point le bruit est insupportable pour lui, en utilisant l’expression « La rue assourdissante autour de moi hurlait » il se place lui-même entre deux termes qui insiste sur une nuisance sonore, qui le dérange, qui l’entoure et qui l’enferme finalement dans ce milieu hostile. Cette expression indique également que dès le début du poème, le vacarme de la rue empêche ces deux personnes quise rencontrent d’échanger une communication verbale. Le poète utilise aussi la phonétique pour exprimer la violence de ce milieu urbain, dans le premier vers l’allitération en « r » imite un son roque, agressif, et les assonances en « u »et « ou » mettent en valeur la gravité, la profondeur de cette « descente au enfer » mêlée a la fascination, et qui insiste sur l’hostilité que dégage cette ruepar son brouhaha. Baudelaire transforme cet environnement en monstre, en utilisant une personnification de « la rue », il la rend ainsi vivante mais inhumaine, noyant dans le bruit l’homme qui si aventure et le vidant de toute pensée concrète, jusqu’à que celui-ci repère quelque chose pour se raccrocher a l’humanité, comme par exemple, pour Baudelaire, cette passante qui l’interpelle visuellement.La rencontre entre le poète et la passante fait l’effet d’un véritable choc, le champ lexical du temps « Un éclair… puis la nuit! » utilisé au dixième vers exprime toute la violence de cette rencontre, l’éclair pouvant faire référence à la foudre. Le poète poursuit sur une vision d’obscurité « la nuit », comme si la vue de cette beauté l’avait éblouie, l’intensité de l’échange de leur regard luieu brulé les yeux, le rendant ainsi aveugle. Baudelaire ne se rend pas bien compte lui-même de ce qui est entrain de ce produire, la ponctuation utilisé dans ce même vers, exprime une certaine durée dans le temps, les points de suspension produise un effet de doute, l’auteur ne serai trouver les mots pour exprimer cet espace temps indéfinis. Le point d’exclamation à la fin du contre-rejet signesans doute un retour au réel de la pars du poète.
Cette femme exerce un véritable pouvoir de vie et de mort sur le poète. Au septième vers, l’œil de cette femme, est décrit par une métaphore « ciel livide où germe l’ouragan ». Celle-ci fait référence à une violence et une émergence de vie à travers ce regard auparavant sans caractère particulier. Baudelaire sera sensible à ce regard puisqu’il écritpar la suite « Dont le regard m’a fait soudainement renaître ». L’auteur est donc sous l’emprise de cette passante, assassiné puis maintenu en vie par son seul regard. Le poète est conscient de son statue de victime, il fait plusieurs références à la mort avec des mots qui font référence au verbe « tuer » comme « majestueuse » v2, « fastueuse » v3, « statue » v5 et « qui tue » v8. Il envisage...
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