L'échec d'une pensée

1132 mots 5 pages
Copenhague : l'échec d'une pensée

L'accord de Copenhague est un échec flagrant : il est sans avancée pour la lutte contre le réchauffement climatique. A qui la faute ? Au ''développement'' semble-t-il ! aliénation pour les uns, leitmotiv pour les autres. Jusqu'où de telles illusions nous mèneront-t-elle ?

Copenhague : l'échec d'une pensée Il n'y a pas d'accord de Copenhague, seulement une déclaration politique indigente de quelques dizaines de chefs d'Etat et de gouvernement, sans objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, sans force juridique, sans solidité financière. Ce texte est émaillé de phrases d'autant plus grandiloquentes qu'elles sont moins contraignantes, alors qu'il fallait des objectifs datés et chiffrés, des trajectoires décrites jusqu'en 2020, 2030 et 2050, et un régime de respect des obligations et de sanctions en cas de défaillance. La rédaction du paragraphe 2 de ce texte constitue un exemple de phraséologie sans ambition ni engagement : « Nous devrions coopérer pour atteindre le pic des émissions nationales et globales le plus vite possible, en reconnaissant que le passage du pic sera plus éloigné dans les pays en développement et en gardant à l'esprit que le développement social et économique et l'éradication de la pauvreté sont les premières priorités des pays en développement et qu'une stratégie de développement peu émettrice est indispensable au développement durable ». Tandis que les documents et les paroles des experts du Groupe Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) ne cessent d'affirmer que le pic puis le déclin des émissions mondiales doivent advenir entre 2013 et 2017, nos dirigeants mondiaux écrivent « le plus vite possible », c'est-à-dire « nous verons plus tard ». De même, le segment de phrase qui contenait une référence explicite à une division par deux des émissions globales en 2050 par rapport à leur niveau de 1990, ce segment a disparu du texte final. Comme le disait le

en relation

  • Le doute est-il l’échec de la pensée ?
    2032 mots | 9 pages
  • du rapport au savoir
    2267 mots | 10 pages
  • Livre La Joie De Lechec De Faysal Hafidi
    18340 mots | 74 pages
  • Pour gaston bachelard, « dans l’éducation, la notion d’obstacle pédagogique est souvent méconnue. les enseignants ne comprennent pas qu’on ne comprenne pas. et ils creusent très peu la psychologie de l’erreur, de l’
    2404 mots | 10 pages
  • Joie de l'echéc
    19825 mots | 80 pages
  • La psychopedagogie
    1240 mots | 5 pages
  • Echec scolaire
    2494 mots | 10 pages
  • Echec scolaire
    12105 mots | 49 pages
  • La fin du monde
    2489 mots | 10 pages
  • Le doute est-il une imperfection de l'esprit
    1376 mots | 6 pages