Bérénice

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Résumé acte par acte

ActeI

 

            Dansson palais à Rome, Antiochus, roi de Commagène, désire parler à la reineBérénice, que son ami, l’empereur Titus, a ramenée de Judée après sa victoire.Amoureux d’elle depuis plusieurs années, il souhaite la revoir avant qu’elle nese marie avec Titus. Il envoie alors son ami et confident Arsace demander à la jeunefemme un entretien privé.

            Unefois seul, plongé dans un terrible trouble, des questions assaillent le jeuneAntiochus ; il ne sait s’il doit, ou non, exposer ainsi ouvertement son amour.Il tremble à l’idée de ne plus revoir Bérénice, mais sait que son désir de laposséder un jour est vain.

            Sespensées sont cependant interrompues par le retour d’Arsace. Celui-ci luiexprime la volonté qu’a la reine de le voir en tête-à-tête, lui intimantnéanmoins d’attendre un moment plus propice à leur rencontre. Il lui apprendégalement que Titus se remet doucement du deuil de son père et redouble d’ardeurenvers sa fiancée. Les noces pourraient se dérouler avant la tombée de la nuit.Devant ses dures nouvelles, Antiochus décide qu’à la suite de son entretienavec Bérénice, il quittera Rome pour ne plus jamais y revenir.

            Surces entrefaites, la future impératrice Bérénice et sa confidente Phénicearrivent. La jeune femme, radieuse, lui expose la joie qu’elle a de se voirenfin couronnée bientôt malgré la peur et le doute qui se sont emparés d’elleau cours des derniers jours. Devant la confirmation de ses propres craintes,Antiochus coupe court au bonheur de Bérénice. Il lui annonce son désir departir et lui avoue les sentiments qu’il éprouve à son égard. Offensée par sondiscours, elle accepte au nom de leur amitié d’oublier les paroles qu’il vientde prononcer et de le laisser quitter Rome.

           

Acte II

 

            Deleur côté, Titus et son confident Paulin sont en pleine discussion : lejeune empereur s’inquiète de l’avis de Rome sur ce mariage qu’il projette avecune étrangère. Confirmant ses craintes, Paulin lui rappelle la règle immuablerégissant la cité, qui veut qu’aucun sang étranger ne souille l’héritageromain. Malgré son amour fou pour Bérénice, Titus se voit contraint de renonceraux sentiments ardents qu’il éprouve pour elle. Il ne lui reste plus alors qu’àpuiser en lui le courage d’annoncer sa décision à la reine.

            C’estce moment-là que choisit la jeune femme, accompagnée de sa suivante Phénice,pour faire irruption dans la salle. Inquiète, mais remplie d’espoir, elle tented’obtenir des explications sur l’attitude distante de l’empereur. Face àl’insistance de Bérénice, Titus ne sait comment réagir. Honteux, il se détournede la conversation et quitte la pièce suivi de Paulin, laissant seules les deuxfemmes.

            Tristeet terriblement troublée, Bérénice, ressassant une à une ses actions passées,cherche les raisons qui peuvent pousser son amant à un tel comportement. Serassurant comme elle le peut, la reine parvient à se convaincre que l’attitudede Titus n’est due qu’à la jalousie. Hors si « Titus est jaloux, Titus est amoureux. »

 

 

            Acte III

 

            Aprèsce difficile tête-à-tête, Titus s’en va rejoindre Antiochus et son confidentArsace. Il trouve alors son ami sur le départ. Bien que surpris par une telleprécipitation, Titus n’hésite pas à solliciter la présence du roi de Commagèneà ses côtés et le charge de renvoyer pour lui Bérénice.

            Abasourdipar ce revirement de situation, Antiochus ne sait s’il doit ou non se réjouirde la situation. Tandis que Titus s’en va, le jeune roi expose les doutes quianiment son cœur à son confident Arsace. Si ce dernier voit dans cettesituation un heureux signe des dieux, Antiochus n’ose croire aux possibilitésqui s’offrent à lui. Il craint la colère et le rejet de Bérénice. Arsace sefaisant cependant de plus en plus convaincant, le jeune roi se laisse séduirepar le doux discours qu’il entend et se décide, le cœur léger, à annoncerl’annulation de son hyménée à Bérénice.

            Maisalors qu’il s’apprête à aller voir la jeune reine, celle-ci se présented’elle-même aux portes de son cabinet, toujours précédée de son amie Phénice.Partie en quête de Titus, la jeune femme reste surprise par la présence du roien ces lieux. Soudain mal à l’aise, malgré les mots rassurants d’Arsace, Antiochusparvient après quelques tergiversations à annoncer la décision de Titus à lareine. Cette nouvelle est un déchirement pour Bérénice. Très perturbée, elle serefuse à voir la vérité en face. La jeune femme se retourne alors contreAntiochus, l’accusant de lui tendre un piège, avant de lui intimer l’ordre dene plus jamais paraître à sa vue. L’affliction de la reine, trop grande, les contraint,elle et sa confidente, à quitter la pièce, laissant à nouveau les deux hommesseuls.

            Fortementblessé, Antiochus est plus que jamais décidé à quitter Rome. À nouveau, son amiArsace tente de le raisonner et de l’apaiser, mais sans succès. Antiochus neconsent qu’à une seule chose : rester suffisamment pour s’assurer queBérénice, dans son chagrin, n’attentera pas à ses jours.

 

            Acte IV

 

            Bérénice,après avoir envoyé son amie Phénice s’enquérir de la vérité, demeure seule.Confrontée à une myriade de sentiments divergents, elle ne sait que penser, nique faire. Elle attend, impatiente, le retour de sa confidente, mais son retardprésage de funestes nouvelles.

            QuandPhénice arrive enfin, elle comprend à son attitude que ce que lui a énoncéAntiochus est vrai : Titus veut rompre leur hyménée. Son désespoir est si grandque la belle Bérénice finit par se trouver dans un désordre extrême. Malgré lestentatives de Phénice pour la rendre présentable, la reine s’apprête à paraîtreainsi devant l’empereur Titus, exposant à ses yeux les outrages qu’il lui acausés.

            Deson côté, Titus s’avance lentement vers les appartements de la reine.Congédiant son ami Paulin, il se retrouve seul. L’empereur, toujours en proieau doute, se demande s’il est vraiment prêt pour le combat qui l’attend. Desquestions vont et viennent : ses adieux sont-ils prêts ? Saura-t-ilrésister aux charmes de Bérénice ? Est-il sûr que Rome ne veut pas d’ellecomme impératrice ? Mais les dés sont jetés, et Titus part,courageusement, à la rencontre de la reine.

            Maisalors qu’il parvient à sa porte, Bérénice sort de ses appartements. Surprisepar cette présence soudaine, la reine, sans perdre ses moyens, ouvre leshostilités. Face aux déclarations de Titus, la jeune femme l’accuse detromperie : lui qui jurait l’aimer, pourquoi ne lui a-t-il pas dit plus tôt queleurs sentiments étaient voués à l’échec ? Les deux anciens amantsexposent larmes et douleur, avant de reprendre pieds. Titus maintient sadécision et affecte ce qu’il pense être une attitude digne et « romaine ».Bérénice, elle, ravale sa douleur et s’en va, décidée à se donner la mort pour vengerl’affront dont elle est victime.

            Seretrouvant seul avec son confident Paulin, Titus se méprise. Il se sent pluscruel encore que ne le fut le détesté Néron. De nouveau, le doute l’assaille etil se sent prêt à renoncer à son statut d’empereur pour conserver l’amour deBérénice. Mais son ami lui remet rapidement les idées en place, le confortantdans ses choix et son attitude et le rassurant sur l’impossibilité du suicidede la reine.

            Surces paroles, Antiochus et Arsace font irruption. Fou de colère, le roi de Commagèneaccable l’empereur de reproches et craint pour la vie de Bérénice. Mais Tituspréfère rejoindre le grand conseil de Rome plutôt que d’affronter la douleur dela jeune reine, et laisse à Antiochus la tâche de prendre soin d’elle.

 

            Acte V

 

            Alorsque Titus s’en est allé, Arsace, laissant son maître, apprend avec bonheur ledépart de Bérénice, qui, devant un si grand outrage, annonce quitter Rome avantque celle-ci ne puisse jouir de sa fuite. Quand Antiochus a vent de l’affaire,la joie l’inonde. Il n’ose cependant encore y croire, ayant déjà vu denombreuses fois ses espoirs démentis.

            Leretour de l’empereur Titus confirme les craintes du roi. Il a en effet pourprojet de révéler à Bérénice la force de son amour. Une fois dans les appartementsde la reine, il tente par tous les moyens de la convaincre de l’écouter. Maisle cœur déjà meurtri, Bérénice ne veut plus entendre parler de lui. Parailleurs, écouter les déclarations de cet homme qui ne veut plus d’elle en sonroyaume l’accable de chagrin. Fière et désespérée, elle jette alors une lettrequi met en lumière le stratagème qu’elle avait inventé : sa fuite n’est qu’unefaçade, seule la mort est sa véritable destination. Devant cette révélation,Titus exige qu’on lui amène Antiochus. Puis il menace Bérénice de lui-mêmeattenter à ses jours, si l’idée du suicide ne la quitte pas.

            L’arrivéedu roi Antiochus bouleverse la situation. Face à Titus, il se sent contraint derévéler les véritables sentiments qu’il éprouve envers Bérénice depuis de silongues années. Mais devant un tel discours, la reine exige le silence. Elleexprime alors à chacun de ses prétendants les sentiments qu’elle éprouve à leurégard, sans leur laisser le loisir de réagir. L’heure de la séparation a poureux sonné : tous vivront, mais loin les uns des autres. Leur histoire à toustrois deviendra alors « un exemple àl’univers ».

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