Critique de la raison pratique

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La morale comme source de la raison

La morale, comme nous l’avons indiqué est caractérisée par l’autonomie. Grâce à cette dernière, l’homme choisit le type d’acte qu’il pose, que ce soit en bien ou en mal. Nous ne disposons d’aucun élément susceptible de nous renseigner sur la nature des choix que pose le plus souvent l’homme. Choisit-il donc de faire plus souvent le bien que le mal ou plutôt l’inverse ? En l’absence de preuves tangibles, un acte de foi envers le genre humain nous conduira à espérer que son choix se porte plus sur les valeurs positives, celles qui sont le plus en conformité avec les normes socialement admises. Partant de ce postulat, il convient de s’interroger sur la nature de l’élément qui conduit l’homme dans son autonomie à opter plus pour les choix positifs que ceux négatifs. Et il ne s’agit ni plus ni moins que de la raison. En effet, elle découle de la confrontation faite par un individu, entre les actes qu’il s’apprête à poser et les lois morales. En cela, la morale tire tout simplement sa source de la raison. KANT en parle en ces termes : « Tel est le véritable mobile de la raison pure pratique ; il n'est autre que la pure loi morale elle-même, en tant qu'elle nous fait sentir la sublimité de notre propre existence suprasensible et que subjectivement, dans des hommes qui ont conscience en même temps de leur existence sensible et de la dépendance qui en résulte pour eux relativement à leur nature, en tant qu'elle est pathologiquement affectée, elle produit du respect pour leur plus haute détermination ».

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