Critique de la raison pratique

par

Première partie : Doctrine élémentaire de la raison pratique

Livre premier : Analytique de la raison pratique

 

            Remarque de méthode avant tout : Kant adopte, en ouverture, une façon de faire qui rappelle Spinoza. Sans détour, mathématiquement, Kant pose des définitions, puis développe à partir d’elles des théorèmes, puis identifie des problèmes pour souligner les limites, parfois dépassables, parfois non, de ces théorèmes. Mais que dit-il ?

            Kant réfute la position qui consiste à identifier le désir comme origine de l'action ; il pense plutôt que c'est l'amour de soi qui nous conduit. Autrement dit, on chercherait le bonheur et non le plaisir. Cet amour de soi n'est pas cependant suffisant pour constituer une loi universelle. On ne peut pas légitimement s'excuser d'un meurtre en invoquant son bonheur propre, par exemple. Kant distingue ce qui est bien pour soi, c'est-à-dire ce qui est agréable, et ce qui est bien pour tous, c'est-à-dire ce qui rentre dans le cadre du Bien et du Mal universels.

            La morale gouverne tous les êtres vivants rationnels et une action morale est une action qui découle de la raison et non d'une pulsion ou d'une passion. Pour Kant, la fin ne justifie pas les moyens. Si la chose qui motive l'action est mauvaise, l'action est mauvaise, même si ses conséquences sont bénéfiques. Par exemple, la guerre de Sécession a eu pour conséquence l'abolition de l'esclavage, mais ce n'est pas pour autant que c'est une bonne action ; cela reste une guerre, et ce qui détermine une guerre, ce sont surtout des problématiques...

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Dissertation à propos de Critique de la raison pratique