Critique de la raison pure

par

Analytique transcendantale

Ce chapitre de l’œuvre est particulièrement important car contient la déduction des catégories et également la réponse à la question de la critique. On sait tout d’abord que la logique est ce qui régule l’entendement. Cependant, la logique transcendantale est la science de régulation de l’entendement mais elle provient de l’expérience. Kant distingue dans la logique la Dialectique de l’Analytique ; l’une étant la logique de l’apparence et l’autre la logique de la vérité. « La partie de la Logique transcendantale qui traite des éléments de la connaissance pure de l’entendement et des principes sans lesquels aucun objet ne peut jamais être pensé, est tout à la fois une Analytique transcendantale et une Logique de la vérité. Car aucune connaissance ne peut se trouver en opposition avec elle sans perdre aussitôt toute sa matière, c’est-à-dire tout rapport à un objet quelconque, par conséquent toute vérité ».

Analytique des concepts :

Cette étude faite par Kant met tout d’abord en avant la distinction des catégories. Il s’agit en fait de concepts de l’entendement pur qui est la faculté de former des concepts. On n’étudiera donc pas les concepts en eux-mêmes mais leur formation. Pour le philosophe, il existe 12 concepts a priori qui sont à la base de n’importe quelle connaissance scientifique. Et ces catégories sont la source transcendantale des connaissances, quelles qu’elles soient.

Kant donne deux tableaux de catégories. L’un concernant les jugements et l’autre concernant l’entendement. Ces tableaux s’organisent en fonction de quatre critères qui sont la quantité, la qualité, la relation et la modalité. Il existe donc des jugements universels, particuliers, singuliers, affirmatifs, négatifs, indéfinis, catégoriques, hypothétiques, disjonctifs, problématiques, assertoriques, apodictiques. De plus, il existe des entendements d’unité, de pluralité, de totalité, de réalité, de négation, de limitation, de substance et d’accident, de cause et d’effet, de réciprocité, de possibilité et d’impossibilité, d’existence et non-existence, et finalement de nécessité et de contingence.

« Les conditions à priori d’une expérience possible en général sont en même temps des conditions de la possibilité des objets de l’expérience. Or, je dis que les catégories ne sont que les conditions de la pensée, dans une expérience possible, de même que l’espace et le temps sont les conditions des intuitions de cette même expérience. Les catégories sont donc aussi des concepts fondamentaux pour penser des objets en général comme phénomènes, et possèdent en conséquence une valeur objective à priori ; c’est là proprement ce que nous voulions savoir ».

Ces concepts peuvent tout simplement tirer leur origine de l’expérience. Mais ce cas est impossible car les catégories étant a priori, cela veut dire qu’elles n’ont rien à voir avec une quelconque expérience. Ensuite, ces concepts indépendants de l’expérience seraient applicables aux phénomènes empiriques par la notion d’harmonie préétablie que Leibniz avait déjà mise en place. Ainsi, cette hypothèse n’est pas non plus recevable. Finalement, il faudrait affirmer que les concepts eux-mêmes sont la base de l’expérience. Grâce à ce cas, Kant trouve la réponse à sa question de légitimité par rapport à ses catégories et à la notion de l’expérience.

Analytique des principes :

Ici, ce sont les principes de l’entendement qui sont étudiés. Une manière de comprendre comment les principes de l’entendement peuvent se mettre en œuvre au niveau de l’expérience. Kant cite son principe du schématisme : Il s’agit pour lui de parvenir à une méditation. L’imagination, qu’il qualifie de productrice, est la faculté de présenter des déterminations se situant entre l’entendement et la sensibilité.

Les quatre grandes catégories de l’entendement sont la quantité, la qualité, la relation et la modalité. Quatre sortes de principes sont reliés à ces catégories: les axiomes de l’intuition (quantité), les anticipations de la perception (qualité), les analogies de l’expérience (relation) et les postulats de la pensée empirique (modalité).

Kant développe les analogies de l’expérience. Selon lui, les analogies ont pour seule fonction de réguler les relations entre les phénomènes dans un temps donné afin de les ramener à une unité commune et indispensable à la perception. Trois principes font de l’expérience une possibilité pour l’homme. Il s’agit du principe de permanence de la substance, du principe de succession chronologique selon la causalité et enfin, du principe de simultanéité selon l’action réciproque. Kant définit ici la nature comme une frise chronologique sur laquelle s’étendent les phénomènes en respectant des lois précises. « Il est impossible qu’une chose soit et ne soit pas en même temps. Outre qu’ici la certitude apodictique a été ajoutée inutilement (par le mot impossible), certitude qui doit se comprendre d’elle-même par la proposition, ce jugement est encore affecté par la condition du temps et signifie en quelque sorte : Une chose = A, qui est quelque chose = B, ne peut pas en même temps être non B. Mais elle peut très-bien être successivement l’un et l’autre (B et non B) ».

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