Critique de la raison pure

par

Dialectique transcendantale

La dialectique, comme nous l’avons dit plus haut, est la logique de l’apparence. Kant distingue l’apparence empirique qui peut comprendre, par exemple, les illusions d’optique, l’apparence logique et encore l’apparence transcendantale. On comprend donc que l’entendement peut être victime d’une illusion que l’on peut juger comme étant naturelle. C’est ce que Kant tente de comprendre ici. Qu’en-est-il de l’illégitimité de l’entendement ?

Il convient de rappeler que la raison pure est le fondement de l’apparence transcendantale. Dans cette partie du livre, Kant tente de faire une différence véritable entre le nouménal et le phénoménal. Le philosophe appelle paralogismes et antinomies les illusions de la raison pure. « Mais si j’admets des choses qui sont simplement des objets de l’entendement, et qui, à ce titre, puissent néanmoins être donnés en intuition, quoique pas en intuition sensible (comme coram intuitu intellectuali) ; alors, de semblables choses s’appellent noumena (intellibililia) (…) La distinction ne regarde pas simplement ici la forme logique de la connaissance obscure ou claire d’une seule et même chose, mais bien la différence dans la matière dont ces objets peuvent être donnés primitivement à notre connaissance, et suivant laquelle ils se distinguent en eux-mêmes les uns des autres quant au genre ».

En premier lieu, il s’agit de différencier la raison et l’entendement. La raison, assimilée à la sensibilité, concerne seulement les intuitions. Au contraire, l’entendement concerne les règles. La raison se sert donc des règles que crée l’entendement pour parvenir à des principes. « Mais toutes les lois de la nature sans distinction, sont soumises à des principes supérieurs de...

Inscrivez-vous pour continuer à lire Dialectique transcendantale >

Dissertation à propos de Critique de la raison pure