Croc-Blanc

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Résumé

Le Wild. Une immensité blanche parsemée de forêts traversées de fleuves glacés. C’est au milieu de ce paysage froid et désolé qu’une poignée d’hommes essaient de survivre, prisonniers du linceul blanc d’un hiver sans fin. C’était sans compter la meute de loups à leurs trousses, qui effraient leurs chiens de traîneau de leurs funestes hurlements à la nuit tombée. Dans cette meute, une louve maligne qui ne craint pas l’homme. Sa robe est grise mais des reflets roux trahissent un sang mêlé. Elle s’approche furtivement des chiens, se mélange à eux en les séduisant pour leur dérober une part de leur pitance. Mais elle fait partie de la meute, et fin stratège, elle attire les pauvres chiens loin des hommes pour les offrir en pâture à ses compagnons. C’est la loi du Wild, impitoyable. Les hommes eux-mêmes, privés de leurs bêtes et à bout de force, finissent par succomber aux lois de la nature sauvage.

Un-Œil est un loup borgne mais fort, qui réussit à éliminer tous les autres prétendants de la louve au pelage cuivré. De leur union naît un petit louveteau tout gris. Ce dernier survit à son père, à ses frères et sœurs de l’attaque du lynx, épargné par la froide sélection naturelle. Il fait ses premières armes en compagnie de sa mère qui se révèle être une redoutable protectrice et découvre les joies et les dangers du Wild. Il ignore alors l’existence du plus grand de tous les prédateurs : l’Homme. Manquant de prudence, il finit par le rencontrer au détour d’un sentier et se sent pris au piège. Il est confronté à des Indiens dont le campement n’est pas si loin de sa tanière. Il voit, soulagé, sa mère qui arrive mais elle n’a pas la réaction escomptée. Elle adopte une attitude de soumission qu’il ne lui connaissait pas et il apprend le nom que l’homme lui a donné : Kiche. Son maître, Castor-Gris, baptise le louveteau à son tour, il sera nommé Croc-Blanc.

 Le petit louveteau va alors connaître la dure loi de la vie parmi les hommes. Séparé de sa mère, il apprend à se soumettre à Castor-Gris, et il doit en outre faire face à un chien, Lip-Lip, qui le prend comme souffre-douleur. Il devient alors plus méchant et féroce qu’il ne l’eût été de nature, et acquiert le statut de paria au sein du camp. Il grandit au milieu des Indiens, apprend peu à peu les règles qui lui permettront de survivre et à être un bon chien de traîneau. Sa mentalité s’adapte à son style de vie, il ne connaît pas l’affection et les caresses. Il croit dans la loi du plus fort et méprise les plus faibles. Il développe une haine pour ses congénères canins et une crainte sacrée des hommes qu’il considère comme des dieux.

D’aventure en aventure, il quitte quelquefois le camp et apprend seul la vie dans le Wild. Sa robuste constitution de loup le lui permet, et lui attire le respect des autres chiens qu’il domine aisément au combat. Malgré l’appel de la forêt, il revient toujours vers son maître, irrésistiblement attiré par les hommes comme l’était sa mère avant lui.

Les années passent et Croc-Blanc n’est plus un louveteau. Il assiste à l’arrivée de nouveaux dieux, les hommes blancs et leurs chiens ridicules. Croc-Blanc rivalise d’une perverse ingéniosité pour les tourmenter, attirant la curiosité d’un homme blanc, Beauty-Smith. Ce dernier voit en lui un futur champion pour ses combats de chiens. Après de multiples tractations avec Castor-Gris, il finit par obtenir ce qu’il veut : il échange Croc-Blanc contre quelques bouteilles de whisky. Croc-Blanc va alors connaître la pire période de son existence. Harcelé et battu en permanence par son nouveau maître, le loup devient plus diabolique que jamais. Beauty-Smith réussit à en faire une machine à tuer très lucrative qui ne peut exprimer sa haine que dans des combats à mort contre d’autres chiens. De combat en combat, il acquiert une terrible réputation et reste invaincu pendant longtemps. Mais même le plus féroce des combattants finit par trouver son maître. C’est un bulldog du nom de Cherokee qui aurait finit de l’achever si un certain Weedon Scott n’était intervenu pour mettre un terme à la mise à mort.

Rachetant le loup en forçant la main à l’antipathique Beauty-Smith, Weedon Scott, ingénieur des mines, décide de l’apprivoiser. Ce n’est guère aisé tant l’animal a été maltraité, mais Weedon et son ami Matt se donnent le temps nécessaire pour y arriver. Démarre alors pour Croc-Blanc une nouvelle vie, et il découvre que la vie avec les hommes n’est pas seulement soumission et mauvais traitements. Avec patience et affection, Weedon tisse des liens inaliénables avec l’animal qui n’avait jamais connu de caresses. Croc-Blanc s’abandonne alors corps et âme dans la fidélité qu’il porte à ce maître aimant. Il expérimente la douleur de l’absence en se laissant presque mourir et va suivre son maître loin du Grand Nord canadien jusqu’à San Francisco. Il y découvre le monde impressionnant des hommes blancs, monde bien différent de son Wild natal. Il y apprend petit à petit de nouvelles règles le régissant. D’aventures en expériences, le loup finit sa vie au sein d’une famille prospère au sein de laquelle il vit heureux. Il protège ses proches comme seul un loup peut le faire, et le lecteur quitte à regret l’animal au moment où il est entouré de ses chiots, alors qu’il a ainsi lui-même perpétué le grand cycle de la vie comme l’avait jadis fait son aïeul Un-Œil.

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