Dom Juan

par

Résumé

Acte I

 

Scène 1

 

Tout commence avec un éloge un peu absurde du tabac par Sganarelle, le valet de Dom Juan, qui s’entretient ensuite avec Gusman, écuyer de done Elvire, à propos du comportement de Dom Juan à l’égard de cette jeune femme, car il s’est éclipsé après lui avoir promis le mariage. Sganarelle explique que cela n’a rien d’étonnant étant donné la nature quelque peu frivole de son maître, que sa morale personnelle n’empêche pas, en effet, d’épouser plusieurs femmes. Gusman apprend par là l’inutilité de la poursuite entreprise avec sa maîtresse.

 

Scène 2

 

Dom Juan et Sganarelle discutent. Le premier fait l’apologie d’une vie de plaisir, sans contrainte, où tout est possible. Le valet quant à lui dessine prudemment une critique de ce mode de vie : il va à l’encontre de la morale et de la religion, souligne-t-il. Dom Juan coupe court à cette discussion et explique à Sganarelle qu’ils ont rejoint la ville où ils se trouvent parce qu’une jeune femme lui plaît et qu’il l’y a suivie.

 

Scène 3

 

Done Elvire les rejoint et exige une explication pour le départ précipité de son promis. Elle comprend rapidement qu’il ne l’aime plus et lui demande de se justifier. Dom Juan joue alors la comédie : il ne saurait l’aimer davantage puisqu’il l’a enlevée du couvent et se serait soudain mis à craindre la vengeance divine. Elvire comprenant la supercherie, s’en va fâchée et promet de se venger. Une fois la dame partie, Dom Juan reprend ses occupations et recherche la nouvelle demoiselle qui est l’objet de ses pensées.

 

Acte 2

 

Scène 1

 

Charlotte et Pierrot, deux paysans, discutent dans un patois d’Île-de-France cocasse. Ce dernier raconte comment il a sauvé deux hommes de la noyade, qui par leur accoutrement lui ont paru assez riches. Charlotte désire alors les voir mais Pierrot veut lui exposer des sentiments qui ne sont pas partagés par la jeune femme.

 

Scène 2

 

Dom Juan, qui se montre d’abord fâché de s’être presque noyé, s’adoucit en rencontrant Charlotte, qui dans son esprit remplace soudain l’autre demoiselle à laquelle il était venu faire la cour. Il se lance immédiatement dans un grand jeu de séduction. Charlotte se montre d’abord réticente parce qu’elle ne veut pas paraître tout à fait crédule, puis, face aux mots si doux de ce monsieur, elle tombe sous le charme et accepte même le mariage.

 

Scène 3

 

Pierrot se met alors entre Dom Juan et Charlotte. Il fait une scène en expliquant que Charlotte lui revient de droit parce qu’elle est sa promise. Cette dernière lui dévoile son mariage futur avec Dom Juan, ce qui ne fait qu’accentuer la colère du paysan. Finalement, face à la violence et à la supériorité de Dom Juan, Pierrot se retire, penaud et honteux.

 

Scène 4

 

Une autre paysanne, Mathurine, entre en scène. Dom Juan, qui a fait la cour à cette dernière comme à Charlotte, se lance alors dans une argumentation pour réussir à faire croire à chacune d’entre elles que c’est précisément elle qu’il a choisi. Ainsi, chacun des deux personnages féminins pense être l’heureuse élue et se voit du même coup bernée.

 

Scène 5

 

Dom Juan arrive à s’extirper de la situation grâce au message que lui apporte La Ramée, un spadassin, qui annonce que douze cavaliers sont à sa recherche. Dom Juan décide alors d’échanger ses vêtements et explique à Sganarelle que ce serait un honneur pour celui-ci de mourir pour son maître, perspective qui n’enchante guère le valet.

 

Acte III

 

Scène 1

 

Sganarelle a trouvé des costumes afin d’éviter de devoir se déguiser en Dom Juan. Lui devient médecin tandis que Dom Juan revêt l’apparence d’un paysan. Le valet trouve que l’habit lui sied bien et a même l’impression qu’il lui donne de l’esprit, au point de délivrer des ordonnances à des paysans et de désirer débattre avec son maître. On apprend alors que Dom Juan ne croit pas en Dieu.

 

Scène 2

 

Sur la route, les deux hommes rencontrent un pauvre qui leur indique le chemin. Ce dernier demande ensuite une rétribution pour ce service. Dom Juan lui demande de « jurer » – c’est-à-dire de dire un juron –, et il aura son louis d’or, mais le pauvre homme s’y refuse, préférant mourir de faim que de renier Dieu. Dom Juan lui donne finalement le louis d’or – « pour l’amour de l’humanité » dit-il, et non de Dieu, nouvelle occasion d’illustrer son athéisme – et entrevoit soudain une bataille où un homme se bat conte trois autres. Il les rejoint dans le but de rétablir l’égalité entre eux.

 

Scène 3

 

L’homme que Dom Juan a secouru n’est autre que le frère d’Elvire, lequel est à sa poursuite pour venger l’honneur de sa sœur. Ainsi, on assiste à une scène où Dom Carlos raconte l’histoire d’Elvire au personnage concerné par le récit qu’il fait, sans savoir son implication. Dom Juan est à ce moment-là spectateur de sa propre histoire ; il rebondit en se prétendant l’ami de Dom Juan et en s’engageant à intervenir auprès de lui.

 

Scène 4

 

L’autre frère d’Elvire, Dom Alonse, arrive et se rend compte que Dom Carlos est en compagnie de Dom Juan, sans rien faire pour le tuer. La supercherie est révélée, Dom Juan se présente alors à Dom Carlos. Dom Alonse veut alors tuer Dom Juan mais pour une question d’honneur, Dom Juan Carlos refuse qu’on lui fasse quoi que ce soit pour le moment. Après une discussion entre les deux hommes, Dom Juan obtient un délai de quelques jours avant que le cours de la vengeance ne reprenne.

 

Scène 5

 

Retrouvant Sganarelle, Dom Juan découvre le tombeau du commandeur qu’il a précédemment tué et décide d’aller visiter l’édifice réputé pour être très beau. Les deux personnages entrent et admirent le travail ; Dom Juan se moque quelque peu de la magnificence des lieux puis demande à son valet d’aller inviter le commandeur à dîner – ou plutôt sa statue. Bien que réticent, le valet s’exécute. La statue baisse la tête, par deux fois, et les deux personnages sortent du tombeau – Sganarelle montre quelque émotion contrairement à son maître qui fait l’« esprit fort ».

 

Acte IV

 

Scène 1

 

Dom Juan, chez lui, cherche une cause rationnelle au mouvement de la statue. Il déclare que ce devait être une hallucination et pense plutôt à son souper ; il s’installe.

 

Scène 2

 

On annonce à Dom Juan la venue de monsieur Dimanche, un marchand à qui Dom Juan doit de l’argent. Celui-ci fait son entrée.

 

Scène 3

 

Dom Juan invite M. Dimanche à s’asseoir avec lui. En le couvrant d’un flot de questions il parvient à détourner la conversation du but principal : le paiement de ses dettes. Il demande d’abord comment vont les membres de la famille Dimanche, allant même jusqu’à demander des nouvelles du chien. Après que M. Dimanche eut refusé de dîner en compagnie de Dom Juan, ce dernier s’empresse de le raccompagner sans lui laisser dire un mot. M. Dimanche s’en va bredouille sans avoir reçu son argent ni de Dom Juan, ni de Sganarelle, lui aussi endetté auprès de lui, et qui se dépêche de reproduire le schéma rusé de son maître.

 

Scène 4

 

Dom Juan reçoit ensuite la visite de son père qui lui délivre une leçon de morale. Il s’indigne du comportement de son fils et lui explique que le titre ne confère pas un rang supérieur à l’homme – « la naissance n’est rien où la vertu n’est pas ». Scandalisé par le comportement de son fils, il sort.

 

Scène 5

 

Dom Juan se plaint d’avoir été dérangé par son père. Sganarelle qui lui dit d’abord qu’il a tort de réagir ainsi finit par se reprendre, de peur de son maître : en effet, son maître ne doit certainement pas se laisser dicter sa conduite par son père ! Sganarelle se montre cependant assez peu fier de ses palinodies et se reproche sa complaisance.

 

Scène 6

           

Done Elvire rend visite à Dom Juan pour l’avertir du courroux céleste qui s’abattra sur lui. Au nom des prières qu’elle a faites pour Dom Juan, elle lui demande de corriger son erreur afin qu’il soit sauvé. Ce dernier ne répond pas à son discours mais l’invite à rester dormir à cause de l’heure avancée. Done Elvire refuse et se retire.

 

Scène 7

 

On apporte enfin son dîner à Dom Juan. Sganarelle vole un morceau du repas, Dom Juan s’en aperçoit et lui fait peur, puis l’invite finalement à manger. Ils sont interrompus dans leur repas par quelqu’un qui frappe à la porte. Sganarelle va voir qui sait, et par le même signe de tête que la statue du commandeur il fait comprendre à son maître la nature de leur visiteur.

 

Scène 8

 

On donne un siège au commandeur. Dom Juan demande à Sganarelle de manger, boire et chanter, mais ce dernier se montre de plus en plus réticent en raison de la présence du commandeur. Finalement, la statue invite Dom Juan à venir dîner chez elle le lendemain.

 

Acte V

 

Scène 1

           

Dom Juan fait croire à son père qu’il a eu une illumination divine et que sa vie de débauche est terminée. Dom Louis est plus qu’heureux lorsqu’il apprend cette nouvelle et part l’annoncer à sa femme. Il pardonne Dom Juan pour toutes ses mauvaises actions.

 

Scène 2

 

Sganarelle se réjouit d’abord de voir son maître converti, puis Dom Juan lui révèle qu’il s’agissait d’une simagrée imaginée par « pure politique ». Il fait alors l’apologie de l’hypocrisie, un des vices les plus répandus, un vice privilégié car impuni. Il justifie son action par le fait que d’autres ont déjà fait comme lui auparavant.

 

Scène 3

 

Dom Juan rencontre Dom Carlos qui s’informe de ses résolutions. Dom Juan répond hypocritement qu’il a changé de vie, qu’il s’est converti mais que le ciel lui défend de se marier avec Elvire. Comprenant la supercherie, Dom Carlos fait comprendre à Dom Juan qu’il ne s’en sortira pas comme ça et qu’un combat aura lieu.

 

Scène 4

 

Sganarelle se lamente de l’attitude hypocrite de son maître, pour lequel il n’envisage plus de salut. Il prévient à nouveau son maître contre le courroux du Ciel qui multiplie les avis à sa destination.

 

Scène 5

 

Un spectre apparaît et annonce à Dom Juan qu’il va mourir s’il ne se repent pas. Ce dernier refuse et pousse l’audace jusqu’à vouloir lui faire tâter de son épée.

 

Scène finale

 

Pour son « endurcissement au péché », Dom Juan, qui a donné sa main au Commandeur à nouveau apparu, est finalement victime du châtiment divin : un feu invisible le brûle, dit-il. La pièce se termine sur une exclamation inconvenante de Sganarelle : « Mes gages ! Mes gages ! ».

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