Dom Juan

par

Un éloge du libertinage?

Dom Juan voit dans le libertinage une façon de vivre. Pour lui, il est une véritable représentation de l'amour. En effet, se limiter à une seule personne sans donner sa chance aux autres sous prétexte que une femme arrive alors la première lui semble stupide ; il veut aimer et être aimé de tout le monde. Ce qui lui plaît dans les relations amoureuses, c'est le plaisir de la conquête : « On goûte une douceur extrême à réduire, par cent hommages, le cœur d’une jeune beauté, […] à forcer pied à pied toutes les petites résistances qu’elle nous oppose, à vaincre les scrupules dont elle se fait un honneur et la mener doucement où nous avons envie de la faire mentir. ».

Sa tirade élogieuse du libertinage est si bien tournée que même le lecteur se demande quelles sont en effet les raisons qui nous poussent à être monogames. Sganarelle fait lui-même remarquer qu'il ne sait plus comment contrer la tirade de son maître (« […] je ne sais que dire; car vous tournez les choses d’une manière qu’il semble que vous avez raison […]».

Dans sa version d’origine, l'auteur n'avait pas mis de fin moralisatrice à sa pièce : Dom Juan s'en sortait mal

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