Ethique à Nicomaque

par

Vertu et justice

Pour notre philosophe, l’accomplissement du bonheur passe donc par un travail constant sur l’accomplissement de la vertu. Ainsi, afin de définir clairement comment procéder et dresser une sorte de « méthode » de l’être heureux, Aristote élit tout d’abord la justice comme vertu principale nécessaire à l’accession de ce bonheur. Ainsi, il doit trouver une constante réelle à suivre en vertu de la réalisation de la justice, contrairement à l’idéal de justice prôné par Platon qui s’avère utopique et presque impossible à mettre en œuvre.

Ainsi, Aristote distingue tout d’abord deux manières différentes d’appréhender la justice : de façon individuelle ou communautaire. La première s’exercerait à l’échelle particulière : elle réside en la capacité de l’homme seul à se conduire de manière juste envers ses pairs, et il n’appartient donc qu’à lui de la réaliser ou non. La seconde, ou justice universelle, se traduit par le respect dû à l’ensemble des lois et des édits qui composent une société. Il est vrai que la première conception de la justice est en soi beaucoup plus élusive, beaucoup plus subjective et difficile à atteindre que la seconde. En effet, pour réaliser la première forme de justice, théorie platonicienne, il faudrait que tous les hommes aient la même idée de la justice, et évidemment de son contraire, l’injustice.

Une idée de justice communautaire est ainsi beaucoup plus envisageable car elle s’applique à la capacité de l’homme à suivre les lois mises en place par la cité. Or, cette application de la loi fera œuvrer l’homme dans l’intérêt général, pour le bien...

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