Histoires comme ça

par

Des contes avec une structure fixe

L'auteur a, pour réaliser ses contes, décidé d'utiliser une structure fixe. En effet, chacune de ses histoires se construit sur un modèle identique. Cette manière de faire lui apportera le succès et fera de cette construction sa signature. Ainsi, un poème structuré de la sorte rappelle systématiquement la manière de faire de Rudyard Kipling. De plus, l'utilisation de répétition de structure facilite la compréhension pour les enfants, à qui sont destinés ces nouvelles, qui intègrent plus facilement la logique des histoires, leur déroulement et leur fin. De plus, cette répétition permanente offre un certain côté humoristique qui participe à l'appréciation de ces histoires.

Chacun des récits de ce recueil se structure ainsi : on nous donne une situation initiale, avec la présentation succincte du contexte et des personnages qui vont illustrés l'histoire : « Au commencement des temps, quand le monde était tout neuf et tout et tout, et que les Animaux commençaient juste à travailler pour l'Homme, il y avait un Chameau qui vivait au milieu d'un Désert Hurlant car il ne voulait pas travailler […] » Ensuite, un élément perturbateur vient modifier le cours de celle-ci. Cet élément peut apparaître sous des formes diverses et variés mais ont immanquablement le même effet : « Noble et généreux Cétacé, as-tu déjà goûté de l'Homme ? – Non, dit la Baleine. Ça ressemble à quoi ? » . Dans le récit de « Comment la baleine acquis son gosier », la baleine mangeait tranquillement tous les êtres vivants de l'océan, jusqu'à ce que le petit poisson futé lui propose de goûter de l'humain. C'est cet élément perturbateur qui va entraîner la suite des choses, jusqu'à ce que la baleine se retrouver avec un tout petit gosier qui va alors l'empêcher de manger autant qu'avant. L'introduction de l'élément perturbateur permet à Kipling, ainsi qu'à de nombreux autres auteurs, de modifier le cours de l'histoire et d'apporter une fin en général plus satisfaisante. Pour reprendre le conte de la baleine, l'élément perturbateur va permettre de sauver le reste de l'océan. On constate donc à la fin de ses histoires, une petite morale. Cette morale fait également parti de la structure récurrente de Kipling. Enfin, à la suite de cette morale, l'auteur place systématiquement un poème, de longueur plus ou moins variable, mais toujours en rapport avec le thème de l'histoire : « Il n'y eut jamais
Du bout du vaste monde jusqu'ici
Reine semblable à Balkis.

Mais…
Mais Balkis parlait à un papillon
Comme on ferait à un ami. […] »

Ce poème est placé dans l'histoire « Le papillon qui tapait du pied », et on constate en effet la présence de cet animal dans le poème de Rudyard Kipling. Cela confirme donc la logique que suit l'auteur entre ses récits et ses poèmes.

D'autres éléments de structures sont toujours présents dans ce recueil : l'auteur commence toujours par un petit paragraphe où il s'adresse à sa bien-aimée (« Ois, écoute et entends bien ; car ceci advint, ceci survint, devint et fut, ô ma Mieux-Aimée, à une époque où les animaux Apprivoisés étaient sauvages. ») et décrit le thème du conte. Par la suite, il va introduire de nombreuses interventions où il s'adresse directement à elle, afin de rendre la dynamique du recueil beaucoup plus importante, et de donner la sensation au lecteur d'assister à une scène de partage entre l'auteur et sa fille: « (Avec sa Petite Fille Chérie à lui ?) Oui, avec sa Petite Fille Chérie Mieux-Aimée à lui assise sur ses épaules », « n'oublie pas les bretelles, ma Mieux-Aimée », etc.

L'auteur a donc choisi de respecter une structure très stricte dans la construction de ses poèmes, ce qui en fait sa marque distinctive.

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Des contes avec une structure fixe >