Histoires comme ça

par

L'univers de Kipling

Kipling aime à donner des informations historiques, scientifiques voire linguistiques à ses histoires. Elles ne se contentent pas d'avoir une portée humoristique elles ont aussi une portée informative auprès de l'enfant. Grâce aux histoires, l'enfant apprend par exemple l'existence des marées, l'invention de l'écriture, il peut également s'interroger sur l'apparence des choses dans le monde. L'humour prend une certaine place dans l'univers de Kipling. Il peut prendre divers formes : humour par l'utilisation d'évocation mentale (« Elle fourra tout cela au fond de ses placards secrets, bien au chaud, puis elle se lécha les babines, comme ça »), la présence d'apostrophes de style oral pour imiter le dialogue entre lecteur et auteur (« […] sa culotte de toile bleue, ses bretelles (il ne faut pas les oublier) et son couteau de poche. ». Il utilise également des mots assez simples pour être compris de tous, des répétitions qui permettent à l'enfant de lire facilement : « Il prit le Castor, Le-Seul-Castor-qu'il-y-avait, et lui dit :

-Joue à être un Castor.
Et Le-Seul-Castor-qu'il-y-avait joua.
Il prit la Vache, La-Seule-Vache-qu'il-y-avait, et lui dit :
-Joue à être une Vache.
Et La-Seule-Vache-qu'il-y-avait joua.
Il prit la Tortue, La-Seule-Tortue-qu'il-y-avait, et lui dit :
-Joue à être une Tortue.
»

L'univers de Kipling est empli de créatures magiques (Djinn, magiciens, …), d'animaux (éléphants, jaguars, …). Ses héros sont toujours des personnages charismatiques, et souvent des animaux, à la manière des fables du temps des rois. Ainsi, on retrouve des baleines, des poissons, des chameaux, etc. Ces animaux incarnent différents traits de caractères : la baleine est une gourmande qui finit par être prise à son propre jeu (« Mais depuis ce jour, le treillage coincé dans son gosier […] l'empêche de rien manger que de tout petits poissons »), le chameau incarne la fainéantise, refusant de travailler auprès des autres animaux et se contentant de dire « Bof », ce qui va lui apporter bien des ennuis (« Désormais, tu pourras bosser trois jours sans manger en vivant sur ta bosse. »), le rhinocéros est puni de son vol et de sa gourmandise : cette déformation du caractère va être punie en se reflétant sur sa propre peau, le défigurant à jamais (« […] depuis ce jour, les rhinocéros ont tous de grands plis sur la peau et mauvais caractère, tout ça à cause des miettes de gâteau qui sont dessous. »), etc.

L'univers de Kipling est empli de choses merveilleuses, qui visent principalement les enfants. La personnification des animaux lui permet de ne viser personne dans ses satires déguisées, de ravir tout en instruisant les enfants, qui restent les principaux destinataires de ses histoires et enfin de malgré tout permettre aux adultes qui les lisent de les amener à réfléchir sur le sens et sur la poéticité de la vie.

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