Illuminations

par

Analyse de l'oeuvre

Le recueil frappe par son caractère énigmatique. Tout d’abord le titre laisse perplexe, « Illuminations ». Est-ce qu’il s’agit d’illustrations colorées comme le suggère Verlaine ou d’hallucinations, d’images imprimées et évanescentes à la fois ? Un choix défini entre ces deux alternatives paraît impossible. Néanmoins, une chose dans ce recueil est certaine, palpable : la féérie. Elle est partout présente dans l’œuvre, le poète nous l’offre en bâtissant autour de visions, des univers entiers. Festif et sombre parfois, le recueil abonde de thèmes.

Dans « Après le déluge », le premier poème, Rimbaud dessine la vie qui reprend suite à une violente tempête. Seulement, il ne tarde pas à regretter cette tempête, qui selon lui apportait du nouveau et brisait la monotonie de l’existence. Il semble nourrir l’idée selon laquelle le neuf pourrait venir du chaos. C’est le fil qui se révèle derrière « Barbare ». Il s’agit du vingt-neuvième poème du recueil. « Barbare » est un poème énigmatique et d’une complexité certaine. Une analyse poussée révèle une construction autour des couleurs du drapeau français (le bleu dans «la soie des mers », le blanc dans « les larmes blanches », le rouge dans « les brasiers/feux/saignante … ». La France (représentée par le mot « pavillon ») est à feux et à sang ; mutilée par la guerre, comme dans le « Dormeur du Val ».

Dans « Barbare », Rimbaud fait penser à « l’Albatros » de Baudelaire car à travers une description démiurgique, venue d’ailleurs, il réussit à faire naître de l’espoir dans...

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Dissertation à propos de Illuminations