J'aurais préféré vivre

par

Un roman fantastique

Le roman de Cohen est une œuvre certes contemporaine mais aussi relevant du registre du fantastique pour plusieurs raisons :

-premièrement, l’intrigue: Jérémy meurt et ressuscite en quelque sorte puisqu’il lui sera donné de se réveiller plusieurs fois mais à des intervalles de temps différents. En pratique, cela n’est pas possible car scientifiquement, lorsque l’on meurt, tout s’arrête et il est impossible de se réveiller sauf rares exceptions. Mais de telles résurrections successives relèvent du domaine du fantastique ou du merveilleux, cependant, le lecteur peut être amené – et de cette manière, participer de manière active au récit – à se demander si ces apparentes résurrections ne traduisent pas simplement une amnésie de la part de Jérémy ou une déficience mentale. L’œuvre sait donc osciller entre réel en fantastique, en laissant planer le doute quant au genre de l’histoire.

-deuxièmement, le genre fantastique est reflété à travers une morale que l’auteur souhaite nous faire saisir, tout comme cela est le cas dans les fables ou les contes, qui relèvent eux aussi du fantastique. Elle peut être d’ailleurs perçue de plusieurs manières : une ode à la vie comme l’auteur l’écrit « la vie est une richesse dont les hommes ne peuvent réellement estimer la valeur » ; un contentement de soi et de ce qu’on possède ou une quête spirituelle et un accomplissement de la nature propre de l’homme qui passe par l’acceptation de soi et des choses, comme le suggère ici l’auteur dans son livre « Les hommes ont le pouvoir d'accomplir les plus grandes choses. Ils peuvent construire leur vie, en créer d'autres ou aider celle des autres à se construire. On ne vit jamais...

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