J'aurais préféré vivre

par

Une invitation à penser sa vie

Il existe une certaine part de spiritualité : en effet au début, au moment où Jérémy veut se suicider, il lance un certain appel au secours à Dieu face à son désespoir. En effet, il semble chercher en Dieu la solution aux souffrances qu’il subit, et dont il définit la lutte contre celles-ci comme un parcours de construction aux étapes successives : « Je me souviens avoir un jour entendu un religieux dire qu'un homme a trois chances successives de se construire. Tout d'abord, avec l'aide de ses parents. S'il n'y parvient pas, sa femme lui offre une autre chance de sortir de sa condition d'homme léger, égoïste, immature. S'il échoue, alors ses enfants deviennent son ultime recours. Après... il est foutu. ». Jérémy a donc conscience de la difficulté des étapes qu’il doit franchir pour redevenir un homme moral, poursuivant un but et ne faisant pas souffrir ses proches. Il explique que « L'enfer c'est la conscience de nos erreurs, sans possibilité de réparation. » Il est donc nécessaire pour lui, par le biais de la foi en Dieu, de trouver une manière de vaincre le remord, qu’il considère comme la pire des tortures.

Il n’est pas aisé de trouver, dans les œuvres contemporaines, l’évocation de Dieu, alors que les mœurs semblent être plus tournées vers l’athéisme et la notion de « Carpe Diem ». Néanmoins, on a justement l’impression, que l’auteur veut nous faire comprendre que vivre dans une telle société où les jeunes sont les premières victimes au point où ils veulent se suicider pour des raisons presqu’infimes (ici l’amour), n’est possible que si on commence par s’inspecter soi-même en se tournant vers des valeurs sûres. L’œuvre...

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