L'amour médecin

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Résumé

Après le prologue assuré par la Comédie, la Musique et le Ballet, le premier acte s’ouvre sur une pièce de la maison de Sganarelle. La scène se déroule à Paris. Sganarelle, qui est veuf, demande à Aminte, Lucrèce, M. Guillaume et M. Josse leur avis sur la tristesse de son unique enfant, Lucinde, dont il ignore la source de l’affliction. Ces derniers auprès desquels il est venu quérir conseils lui proposent d’offrir à sa fille tantôt des bijoux tantôt de la tapisserie. L’un voudrait même qu’il l’a marie, avis auquel Lucrèce s’oppose et propose de faire de Lucinde, sa cousine, une religieuse. Sganarelle trouve les conseils de ses proches de mauvaise augure car tous lui propose une solution qui les servirait personnellement. Même s’il reconnaît ne pas vouloir marier sa fille, il décide de ne suivre aucun de ces conseils. Dans la scène suivante, Sganarelle questionne sa fille sur la source de sa tristesse, et après maintes propositions, Lucinde acquiesce finalement lorsque son père lui demande si la source de son chagrin est son souhait de se marier. Sganarelle, ce père possessif à l’extrême qui ne veut absolument pas marier sa fille, fait mine de ne pas comprendre ce que sa fille réclame. Il l’affuble de tous les qualificatifs et reste sourd à sa demande, malgré l’intervention de Lisette. Lisette et Lucinde restées seules, se plaignent de l’obstination de Sganarelle à ne pas vouloir entendre parler d’un éventuel mariage de sa fille. Lucinde confie à sa suivante son amour naissant pour un jeune homme. Lisette, bien que vexée d’avoir été tenue, jusque là, hors de la confidence, est prête à tout pour servir les intérêts de sa maîtresse et s’assurer que cette dernière réalise les desseins de son cœur. Sganarelle, seul, se satisfait de son entêtement et est bien décidé à ne jamais se séparer de sa fille. Dans la sixième et dernière scène du premier acte, Lisette annonce à Sganarelle, que sa fille, accablée par sa colère, s’est évanouie. Ce dernier envoie quérir des médecins.

Quatre médecins lui sont ramenés et Lisette pense qu’un seul suffit pour précipiter la mort de sa maîtresse. Sganarelle lui, soutient que quatre avis valent mieux qu’un et réclame le silence de Lisette, car cette dernière pourrait, dit-il vexer ces messieurs. Il demande ensuite aux médecins de consulter sa fille et les paye en avance. M. Tomès et M. Des Fonandrès, deux des quatre médecins, discourent à propos de leurs chevaux et d’une dispute opposant deux médecins. Dans la scène suivante, Sganarelle est en présence des quatre médecins et après maintes courtoisies entre M. Des Fonandrès et M. Tomès, ce dernier prend la parole pour recommander une saignée tandis que son confrère veut recourir à l’émétique. Les deux médecins se querellent brièvement et après que chacun d’eux est condamné la méthode de l’autre et assurer qu’elle causerait la mort de Lucinde, les deux sortent. Sganarelle, resté avec M. Macroton et M. Bahys, les deux autres médecins, leur demande un avis objectif, leurs deux collègues n’ayant pas été d’une très grande aide. M. Macroton, qui parle en allongeant ses mots et M. Bahys, qui bredouille toujours quand il parle, sont néanmoins d’accord et recommandent ensemble une purgation suivie d’une saignée à réitérer si besoin est. Ils avouent que ces pratiques ne garantissent pas la guérison de Lucinde mais affirme que si cette dernière venait à défaillir, Sganarelle n’aurait aucun regret car il aurait tout essayé pour la sauver. Ce dernier, imitant leur parlure individuelle, les congédie. Sganarelle, resté seul, et pas du tout avancé par rapport à la situation de sa fille, décide d’acheter de l’orviétan. Au cours de la septième et dernière scène du deuxième acte, Sganarelle se rend chez l’Opérateur, qui vend l’orviétan. Et ce dernier, après avoir longuement chanté les mérites de ce médicament miracle, prend les sous de Sganarelle et lui donne le remède. Au cours du second entracte, des Trivelins, des Scaramouches accompagnés des valets de l’Opérateur, se réjouissent en dansant.

Au début du troisième acte, M. Filerin se trouve en présence de ses deux confrères Tomès et Des Fonandrès à qui il fait des remontrances. Il soutient que le succès des médecins réside dans le respect que les civils ont pour leur profession ainsi que dans la crédulité des esprits faibles qui sont apeurés par la mort. Après ces sévères remontrances, il invite ses deux confrères à trouver un terrain d’entente et ces derniers s’exécutent. Les deux médecins retournent donc chez Sganarelle où ils sont accueillis par Lisette, toujours aussi narquoise à leur égard. Ils se retirent. Dans la scène suivante, Lisette se trouve en présence de Clitandre, le jeune homme dont Lucinde est amoureuse. Elle lui avoue avoir échafaudé un plan avec sa maîtresse, entreprise qui permettrait aux deux amoureux d’être ensemble. Elle demande à Clitandre d’attendre à l’extérieur jusqu’à ce qu’elle revienne le chercher. Elle va voir Sganarelle et lui demande de se réjouir car elle a trouvé le médecin exceptionnel qui soignera sa fille. Ce dernier l’envoie le quérir. Clitandre, habillé en médecin, entre chez Sganarelle et Lisette le présente comme le médecin aux méthodes miraculeuses. Sganarelle, d’abord suspicieux, face à la jeunesse de Clitandre, est rassuré par les paroles et les actes de ce dernier. Ensuite, Lisette demande à Sganarelle de laisser Clitandre et Lucinde seuls. Demande à laquelle il n’accède pas. Néanmoins, les deux amoureux parviennent à discuter en aparté et lorsque Sganarelle s’interroge sur la subite amélioration de l’état de sa fille, Clitandre lui répond promptement que grâce à l’une de ses méthodes, il a réussi à comprendre que la source de la maladie de Lucinde était sa lubie du mariage et qu’afin de la conforter dans sa folie, il lui a demandé sa main, d’où sa subite gaieté. Il demande ensuite à Sganarelle de jouer le jeu et ce dernier, ravi de rencontrer quelqu’un qui partage son avis quant à la question du mariage de sa fille, accepte. Clitandre poursuit en lui disant qu’il pourrait faire passer son assistant pour un notaire afin que l’illusion soit complète. Sganarelle accepte et lorsque sa fille lui demande s’il va vraiment l’autoriser à se marier, il le certifie. Le notaire, qui n’est pas factice tel que la présenter Clitandre à Sganarelle, entre et établit le contrat qui est signé par Sganarelle puis Lucinde. Clitandre soutient alors qu’il a pensé à tout et est également venu accompagner de personnes qui l’aident, par leur art, à guérir ses patients. Grâce à elle, l’illusion sera plus que parfaite aux yeux de Lucinde. Il s’agit de la Comédie, de la Musique et du Ballet. Au cours de l’ultime scène, la Comédie, la Musique et le Ballet chantent et dansent. Au milieu de cette liesse, Clitandre se retire avec Lucinde. Sganarelle finit par se rende compte de leur absence et lorsqu’il questionne Lisette à ce propos, elle lui avoue toute la vérité. Il a été le dindon de la farce, lui qui croyait duper sa fille, a plutôt célébré son union. Il essaie de les rattraper mais est retenu par la Comédie, la Musique et le Ballet qui le forcent à danser.

Molière a su, avec ironie et légèreté, raconté une histoire plaisante dans cette pièce joyeuse. Quatre siècles plus tard, il est toujours aussi plaisant de voir un père tyrannique et possessif se voir ainsi damer le pion.

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