L'amour médecin

par

Une satire de la médecine

Dans cette pièce, Molière se donne à cœur joie à une satire virulente de la médecine. Il y a d’abord M. Tomès et M. Des Fonandrès qui n’hésitent pas « à se tirer dans les pattes », chacun reprochant à l’autre ses récentes infortunes, afin de trouver grâce aux yeux de Sganarelle. Deux scientifiques, qui n’arrivent pas à se mettre d’accord et qui ont recours à des bassesses afin d’obtenir la permission de soigner un patient. Ensuite, M. Macroton et M. Bahys, Molière les affuble de tiques qui les font perdre toute crédibilité. De plus, ils sont tournés en dérision par Sganarelle. Enfin, M. Filerin, il est plus fortuné que les quatre autres médecins. Dans une tirade, il débute par des remontrances à M. Tomès et M. Des Fonandrès pour leur récent écart. L’on serait tenté de croire qu’il s’agit là d’un homme bon et raisonnable, mais la suite de son propos fait vite déchanter car il est heureux de leur inculquer que la réussite du médecin vient de la crédulité et de la « sottise » des hommes. Qu’ils doivent en profiter. Ils ne sont pas forcés de soigner les malades, ils doivent juste les faire croire qu’ils en sont capables. Et si, par malheur les malheureux viennent à défaillir, ils n’ont qu’à rejeter la faute sur la nature. Molière, à travers ces personnages, dresse un portrait peu flatteur des médecins. Le serment d’Hippocrate, ils l’ont oublié depuis longtemps pour devenir de parfaits hypocrites.

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