L'Avare

par

Harpagon

Harpagon représente l’avarice. C’est un homme riche et veuf, père de deux adultes en âge de se marier : Cléante et Elise. Il n’est pas économe ou frugal, mais plutôt chiche, égoïste et s’obstine à faire quelque dépense que ce soit : « Quand il y’a à manger pour huit, il y’en a bien pour dix. » Acte III, scène I.

Son égocentrisme est un aspect tellement envahissant de sa personnalité qu’il n’est plus simplement perçu en tant qu’égoïste sur le plan financier, mais aussi sur le plan familial, social, et même personnel (lorsqu’il s’agit de faire des compliments ou bien de féliciter) : « Donner est un mot pour qui il a tant d’aversion, qu’il ne dit jamais : « Je vous donne », mais « Je vous prête le bonjour »

Cependant, Harpagon veut épouser Mariane - qui s’avère être la bien-aimée de son fils Cléante - qui est beaucoup plus jeune que lui. Et bien qu’il mourrait de l’épouser à la place de Cléante, Mariane est pauvre et son mariage demanderait un grand festin. Il se lamente donc moralement car il est hors de question pour lui de dépenser, tellement il chérit son argent (la raison de sa position sociale, l’objet de son bonheur) qu’il personnifie même : « Hélas ! Mon pauvre argent, mon pauvre argent, mon cher ami ! On m'a privé de toi ; et puisque tu m'es enlevé, j'ai perdu mon support, ma consolation, ma joie ; tout est fini pour moi, et je n'ai plus que faire au monde ! Sans toi, il m'est impossible de vivre. » Acte IV, scène VII.

Du fait de sa nature égoïste, Harpagon est constamment soupçonneux et paranoïaque. Il est toujours aux aguets, toujours...

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Dissertation à propos de L'Avare