L’étrange défaite

par

Les causes institutionnelles : les faiblesses de l’armée française

Dans cet ouvrage, Bloch remet en cause les institutions politiques de son pays. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il attribue cette défaite aux dirigeants de l’état français. Il résume l’attitude de l’armée française en ces termes « L’armée ayant cessé d’exister, en tant que telle, je n’avais plus aucun service d’état-major à remplir. ». Il montre ainsi l’incapacité de l’armée face à la puissance et à l’organisation de son adversaire. C’est une armée en déroute : « Nous partîmes donc dans la nuit, en une longue et lente colonne d’autos, qui se glissa à travers le territoire belge : car les routes françaises étaient déjà coupées. Au petit jour, nous avions à peine fait une dizaine de kilomètres. Comment avons-nous réussi à échapper aux éclaireurs motorisés de l’ennemi ? ». Il nous montre une armée qui renonce, qui bat en retraite et cherche tout chemin pour fuir face à l’ennemi. C’est un tableau peu reluisant.

En outre, Bloch dénonce l’attitude de l’état major en soulignant sa mauvaise organisation qui transparait à travers différents points, notamment au travers des mauvaises transmissions d’informations. Il souligne également les relations difficiles voire les incompréhensions entre les alliés (France et Grande Bretagne tout particulièrement). Il expose, dans son œuvre, un projet d’offensive, à Arras, à laquelle devait participer la Grande Bretagne et les autres alliés. Malheureusement, ces derniers se sont retirés et le projet a été abandonné à la dernière minute : « Il n’est pas moins certain que, lorsque, à la Ière...

Inscrivez-vous pour continuer à lire Les causes institutionnelles : les faiblesses de l’armée française >

Dissertation à propos de L’étrange défaite