La lutte des classes

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Résumé

La lutte des classes est une œuvre de l'historien et philosophe allemand Karl Marx, elle a été publiée dans les années cinquante. Ses travaux réalisés en sociologie et en économie l'ont amené à rédiger de nombreux ouvrages politiques mais aussi économiques. Grâce à sa formation, il a pu puiser dans son travail la notion de « classe » – notion qu’il n’a pas créée mais reprise – afin de mettre en place une sorte de système.

A travers son œuvre – qui a une portée philosophique et politique –  Marx va, dans un premier temps, rappeler au lecteur ce qu’est le concept de « classe » pour ensuite expliquer ce qu’est pour lui « la lutte des classes ». Cette notion représente un fondement pour l'organisation et l'avenir des sociétés. Cette lutte des classes est censée être à la base d’une société mais aussi en être sa consécration. En effet,  en passant du capitalisme au socialisme pour enfin aboutir au communisme, la société deviendrait alors une société sans état, reposant sur une égalité parfaite entre les hommes. Selon lui, ces étapes historiques, liées aux modes de production,  naissent, se développent et disparaissent ensuite : on retrouve ici sa conception matérialiste de l’Histoire.

Dans son ouvrage, Marx prend pour exemple différents modes d’organisations qui ont régné sur le monde avant l’arrivée du capitalisme. Il évoque ainsi la période antique, le Moyen-Age ou encore la Renaissance afin de mener le lecteur jusqu’à l’époque moderne qui a suivi les révolutions en Occident. Il a pour but de mettre en valeur les rapports maître/esclave qui, d’une façon ou d’une autre, ont toujours existé au fil des époques. En effet, on retrouve systématiquement une organisation divisée en deux classes.

Il reprend également une partie des idées qu’il avait déjà évoquées dans des articles parus dans la gazette rhénane : ainsi, il prend l’exemple du bois mort. En Allemagne, une loi était passée – favorisant les nobles propriétaires de terres ou les bourgeois au détriment des pauvres – concernant le bois mort : les pauvres ne pouvaient plus récupérer le bois mort afin de se chauffer mais devaient payer le combustible pour pouvoir l’utiliser. Marx fonde sa réflexion sur l'organisation de la société de son époque, qui, depuis la révolution industrielle, forme l'opposition de deux types de classes –  fondées notamment sur le capital – à savoir la bourgeoisie et le prolétariat. La bourgeoisie est représentée par les propriétaires des moyens de production industriels comme les usines, les matériaux. Ce sont les patrons de la classe ouvrière. Le prolétariat lui, est représenté par la classe ouvrière, elle n’a que sa capacité de travail et son courage pour vivre.

Parmi ces deux groupes, l'un est forcément dominant vis-à-vis de l’autre puisqu’il possède argent et  moyens de production. Cette situation est forcément à la base d'un antagonisme et donc d'une opposition quoiqu'il arrive. Mais Marx ne voit pas dans ce conflit une fin mais plutôt un moyen, comme un passage vers une autre étape : c’est ce qu'il appelle alors le progrès social. Il considère que ce n’est qu’une étape qui va permettre de passer de ce mode d'organisation de la société vers le socialisme puis vers le communisme. Il argumente alors, à la manière d’un philosophe, pensant qu’une classe puis l’autre vivraient crises et révolutions avant de ne former qu’une seule classe. Une seule classe qui vivrait paisiblement et sans heurt. Marx avance un fait important : si les bourgeois sont plutôt solidaires entre eux car ils sont peu nombreux (ils coopèrent et s’entraident pour faire valoir leur intérêts), les ouvriers, qui sont pourtant plus nombreux, forment plutôt une classe sociale – de par leur mode de vie et leur place dans la hiérarchie – qu’une cohésion. Il encourage alors la classe ouvrière à prendre conscience des intérêts qui leur sont communs pour ensuite les faire valoir et prendre le pouvoir, profitant de leur solidarité accrue par leur nombre important. Marx appelle cela « la conscience de classe », selon lui, c'est cela qui doit leur permettre de prendre du pouvoir d’un point de vue économique et politique vis-à-vis de la bourgeoisie. Il montre que les ouvriers sont désormais interchangeables, car moins qualifiés, à cause de leur travail répétitif. En effet, le travail à la chaîne fait qu’ils effectuent souvent une action ou deux seulement dans le processus de production. Cela entraine alors une perte de savoir-faire et de connaissances, les ouvriers peuvent ainsi être engagés ou licenciés plus facilement puisque la tâche est vite assimilée. Ce mode de travail, fruit de la division du travail descendant des thèses d'Adam Smith, leur nuirait fortement et diffère énormément de l’agriculture ou de l’artisanat où un savoir-faire est nécessaire.

Marx marque ainsi le besoin de mouvement de la société. Hegel, dans ses thèses, parlait d'une lutte des nations, Marx pour sa part se fonde plutôt sur une lutte « intra-nationale », qui opposerait les classes. Cependant, cet intérêt porté aux différentes classes ne doit pas se limiter à un pays car l'organisation capitaliste est la même dans tous les pays industrialisés. Ainsi en désirant qu’il existe une sorte de syndicat international socialiste, Marx veut rassembler tous les ouvriers et les prolétaires du monde pour créer une révolution de dimension mondiale. Marx défend l’internationalisme de ce mouvement : selon lui, c'est cette lutte des classes qui entrainera un mouvement dans l'Histoire du monde et qui modifiera l'organisation de toutes les nations mais aussi les rapports des individus entre eux. Marx estime pouvoir expliquer les grands moments de l'Histoire et des révolutions qui ont ponctué les époques au travers de ces luttes.

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