La lutte des classes

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La théorie de la lutte des classes, un moteur pour l'Histoire

Cette lutte des classes est censée être à la base de  la consécration d'une société réussie. Marx pense qu’il faut passer du  capitalisme au socialisme puis au communisme pour aboutir à une société sans état qui reposerait sur une égalité parfaite entre les hommes. Il va fonder sa réflexion sur l'organisation de la société de son époque, qui depuis la révolution industrielle forme l'opposition de deux types de classes à savoir la bourgeoisie et le prolétariat. Parmi ces deux groupes, l'un est dominant puisqu’il possède l'argent et les moyens de production. Cette situation est forcément à la base d'une tension palpable entre les classes. Karl Marx passera de la théorie à la pratique. En effet, il sera à la fin des années 1840 en France, et il assistera à la Révolution de 1848. Une vingtaine d'années plus tard, il analysera le mouvement de mai 1871 qu’on appelle la Commune de Paris. D'ailleurs, il écrira au sujet de ces troubles politiques trois œuvres, publiées sous les titres suivants "Les luttes de classe en France", "Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte" et "La guerre civile en France". 

 

Marx évoque les classes sociales, mais aussi à l'intérieur de chacune, les thèses de « classe en soi » et de « classe pour soi » : les bourgeois sont plutôt solidaires entre eux car ils sont peu nombreux. Par ailleurs, ils ont souvent eu accès aux études et ont donc plus de connaissances et de savoir, cela leur permet de coopérer et de s'entraider afin de faire valoir leur intérêts, notamment au niveau politique. C’est ce que Marx veut dire lorsqu’il parle de « classe en soi », les bourgeois sont conscients de leur niveau social. Les ouvriers, au contraire, n'auraient qu'une « classe en soi », c'est-à-dire qu'ils forment une classe sociale parce qu’ils font le même métier et qu’ils ont le même mode de vie. Ils n'ont pas conscience de faire partie de la même classe. Marx encourage les ouvriers à prendre conscience de leur appartenance à cette classe sociale afin d’en faire une force, ils sont nombreux et pourraient s’entraider, prendre conscience de leurs intérêts communs et prendre le pouvoir. Il appelle cela la « conscience de classe », et c'est cela qui devra leur permettre de prendre le pouvoir politique et économique à la bourgeoisie. Il montre que les ouvriers, deviennent interchangeables du fait de leur travail simple et répétitif – souvent un travail à la chaîne – cela entraine une perte de connaissance et de savoir-faire : les patrons peuvent ainsi les remplacer ou les licencier facilement, contrairement à certains métiers où la qualification apporte une sécurité de l’emploi. Cette méthode employée par les bourgeois provoque une faiblesse pour la classe ouvrière, de plus, leurs conditions de travail ne leur permettent pas beaucoup de marge de manœuvre.

Cet intérêt pour la classe sociale doit se mettre en place afin de provoquer un changement, Marx estime que ce mouvement ne doit pas se limiter à un pays – étant donné que le capitalisme règne dans la plupart des pays industrialisés du monde-  mais qu’il doit s'étendre aux autres pays, tous ceux où la bourgeoisie domine. Ainsi, en désirant une sorte de syndicat international socialiste, Marx veut rassembler tous les ouvriers et les prolétaires du monde pour faire une révolution de dimension mondiale. Marx défend l’internationalisme de ce mouvement et utilisera cette définition comme marqueur social principal de son œuvre la plus célèbre, Le Manifeste du Parti communiste.

 

La preuve de l'engagement de Marx pour la classe ouvrière peut se retrouver dans l'association qu'il a fondée dans les années 1860 alors qu'il vivait à Londres, cette association sera nommée « L'Association Internationale du Travail » puis « Première Internationale ». Avec cette association, Marx avait un but simple : appliquer ses thèses et poursuivre le mouvement qu'il souhaitait imprimer dans la révolution socialiste qu'il préconisait.  Il voulait alors que les pays devenus socialistes forment une association d'états  afin de créer une internationale socialiste. Cette association disparaîtra en 1876 suite à de nombreux échecs et à des différends rencontrés pour convenir d’un mouvement commun et global.

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