La Métamorphose

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Résumé

La Métamorphose est une nouvelle fantastique écrite par Franz Kafka en 1912 alors qu’il est âgé de 29 ans. C’est une nouvelle étrange et dérangeante aux multiples interprétations auxquelles Stanley Corngold consacre son œuvre The Commentator’s Despair qui en recense plus de cent trente.

 

En se réveillant un matin après des rêves agités, Gregor Samsa, commerçant ambulant, se retrouve dans son lit métamorphosé en un monstrueux insecte : « Il était sur le dos, un dos aussi dur qu’une carapace, et, en se relevant un peu la tête, il vit, bombé, cloisonné par des arceaux plus rigides, son abdomen sur le haut duquel la couverture, prête à glisser tout à fait, ne tenait plus qu’à peine. Ses nombreuses pattes, lamentablement grêles par comparaison avec la corpulence qu’il y avait par ailleurs, grouillaient désespérément sous ses yeux. » Affolé, il pense faire un mauvais rêve et décide de se rendormir pour oublier tout cela. Mais dormant d’habitude sur le côté droit, il est désormais dans l’incapacité de se mettre dans cette position. De plus, il faut qu’il se lève car son train part à cinq heures mais il constate avec effroi qu’il est six heures et demie. Soudain, sa mère frappe à sa porte, inquiète de savoir son fils encore au lit, puis sa sœur lui demande s’il est malade et a besoin de quelque chose. Gregor refuse d’ouvrir la porte et entreprend de se lever avec difficulté.

Son père lui annonce qu’un fondé de pouvoir est là, demande pourquoi il n’a pas pris le premier train et souhaite lui parler personnellement. Sa mère le défend en expliquant qu’il est malade et très appliqué dans son travail. Son père insiste pour qu’il ouvre la porte afin que le fondé de pouvoir puisse lui parler mais Gregor refuse à nouveau. Agacé, le fondé de pouvoir lui explique que ses derniers résultats ne sont pas satisfaisants et qu’il n’interviendra pas en sa faveur auprès du patron s’il ne lui donne pas une raison valable de ne pas s’être rendu à son travail : « Je vous prie solennellement de bien vouloir fournir une explication immédiate et claire ». Gregor prétexte un malaise passager et lui dit qu’il va lui ouvrir la porte. Mais ses parents et le fondé de pouvoir n’entendent qu’une voix animale et pensent qu’il se moque d’eux et décident d’appeler le médecin et un serrurier. Après maints efforts, il parvient à ouvrir la porte, bien décidé à aller travailler. Tout le monde est apeuré, sa mère se met à crier, le fondé de pouvoir part en courant et son père le chasse dans sa chambre à coups de canne.

C’est au crépuscule seulement que Gregor se réveille et se hisse hors du lit, attiré par l’écuelle de lait sucré où l’on avait coupé des morceaux de pain blanc. Mais il ne parvient pas à manger, ni à boire, dégoûté du lait qu’il affectionne tant d’habitude. Par la fente de la porte, Gregor aperçoit la salle de séjour, anormalement silencieuse. Il songe à la réorganisation de sa vie.

Le lendemain matin, sa sœur entre dans la chambre et ne trouve pas son frère caché sous le canapé. Voyant qu’il n’avait pas mangé le pain ni bu le lait, elle lui apporte des restes de légumes, du fromage, quelques raisins et amandes et s’enfuit aussitôt.

En écoutant les conversations de ses parents, Gregor apprend que sa famille manque d’argent : « Quand la conversation venait sur la nécessité de gagner de l’argent, Gregor commençait toujours par lâcher la porte et par se jeter sur le sofa qui se trouvait à proximité et dont le cuir était frais, car il était tout brûlant de honte et de chagrin ».

Pendant les quinze premiers jours, ses parents ne peuvent se résoudre à entrer dans sa chambre. Un jour, sa sœur s’aperçoit que les meubles empêchent Gregor de se déplacer librement et demande à sa mère de l’aider à les déplacer. Les deux femmes entrent donc dans la chambre et retirent les meubles. Gregor se cache pour ne pas effrayer sa mère et sa sœur mais meurt d’envie de se montrer. Mais lorsque sa mère essaie de retirer un tableau auquel il tient, Gregor bondit de sa cachette et s’interpose. Sa mère s’évanouit et Gregor s’échappe de sa chambre. Le déménagement de celle-ci lui retire une part de son humanité, perte qu’il a du mal a supporter. Sa chambre n’est désormais plus qu’une antre. À cet instant, le père aperçoit sa femme terrorisée et pense que Gregor a été violent. Une course-poursuite a donc lieu dans la maison et son père lui lance des pommes, ce qui le blesse gravement. Il est désormais condamné à l’immobilité.

Gregor constate que sa famille change et se laisse aller au désespoir. Pour subvenir à leurs besoins, la mère travaille comme couturière, Grete, la sœur, comme vendeuse et le père dans une banque. Une pièce de l’appartement est sous-louée à trois personnes. Gregor est exclu du cercle familial et négligé. Le ménage n’est fait que rarement. La famille prend donc une femme de ménage, nullement effrayée par l’apparence de Gregor. Mais celui-ci est agacé par son comportement et cesse de manger petit à petit : « Il commença par penser que c’était la tristesse provoquée par l’état de sa chambre qui le dégoûtait de manger ». La chambre de Gregor devient un débarras où la femme de ménage jette ce qu’elle juge inutile au sein de l’appartement. Rapidement, la chambre est si encombrée que Gregor ne peut plus circuler.

Un jour, la femme de ménage laisse la porte de la chambre entrouverte. Gregor entend la musique que joue Grete pour les trois sous-locataires. Attiré, Gregor se risque à sortir de sa chambre. Les hommes l’aperçoivent et refusent de payer le loyer. Grete suggère à ses parents qu’il faut se débarrasser de cette créature qui n’est pas son frère, ce qu’approuve le père. Le soir même, Gregor se laisse mourir, n’ayant plus rien à espérer de cette vie ni de sa famille. Le lendemain matin, la femme de ménage le découvre. La famille accueille sa mort avec un grand soulagement. Tous les trois sortent faire une promenade et décident qu’il est temps de marier Grete.

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