La Pensée et le Mouvant

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La connaissance

Dans le quatrième chapitre : « Introduction à la Métaphysique », Bergson revient sur une autre manière d’acquérir la connaissance. Cette manière distincte nous permet de capturer l’essence de la réalité. Il s’agit de l’intuition, qui fait partie des dispositions naturelles de l’Homme à saisir l’essence du réel sans toutefois en avoir une connaissance. C’est un mouvement qui permet à l’être humain d’identifier la réalité. L’intuition sort du cadre de la pensée. Elle procède par la durée, en essayant de capturer l’imprévisibilité dans le réel : « Nous appelons ici intuition la sympathie par laquelle on se transporte à l'intérieur d'un objet pour coïncider avec ce qu'il a d'unique et par conséquent d’inexprimable. » L’auteur compare l’intuition à l’analyse. Il soutient que la différence entre les deux réside dans le fait que l’analyse ne pourrait se passer de symboles, sur quoi porte la réflexion, tandis que l’intuition se transpose, s’identifie, et coïncide avec un objet pour saisir ce qu’il a d’authentique. Par ailleurs, avec l’intuition, il n’y a pas d’étape, ni de vérification comme dans le cas de l’analyse. L’intuition ne se vérifie pas, car elle porte sur l’imprévisible. Elle pourrait se traduire comme un instinct ; on ne l’explique pas, « C’est un acte simple » Bergson appelle cette faculté de l’intuition à se passer des symboles : la « métaphysique ». Il souligne à cet effet : « La métaphysique est cela même. La métaphysique est donc la science qui prétend se passer de symboles. »

L’intuition dont parle l’auteur est une intuition...

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Dissertation à propos de La Pensée et le Mouvant