La photo qui tue

par

Des nouvelles moralisantes ?

On peut en effet s'interroger sur la portée de ces nouvelles. Beaucoup semblent avoir un fond de vérité malgré la présence du fantastique qui rend l'histoire improbable, voire impossible. Beaucoup de traits de caractère sont mis en avant et entraînent une « punition » dans les aventures de Horowitz. On y trouve également une critique de certains comportements perceptibles dans la société.

Quelques nouvelles traitent de la nature et des comportements humains dans ce qu’ils ont de plus désagréable. Dans L’Horrible rêve de Harriet, la vanité et les caprices de Harriet sont mis en avant. À toujours causer, pour son plaisir, des ennuis aux gens qui la fréquentent (comme ses gouvernantes), à exiger des choses et à crier ou pleurer lorsqu'elle n'obtient pas ce qu'elle veut, cette jeune fille va finir par être vendue par son propre père à un homme cannibale. Harriet a fini par perdre l'amour de ses parents du fait de son affreux caractère, et cause par là elle-même sa perte. Son égocentrisme perpétuel est mis en avant dans cet histoire – « je déteste maman, et je ferai ma croisière et si tu m'en empêches, je te dénoncerai » – et présenté comme un défaut condamnable.

Dans Peur, Gary est un être plein de haine, de méchanceté. Il se bagarre, aime faire pleurer les plus petits, embêter sa mère, polluer, etc. En somme, il aime « faire le mal ». La punition de « mère nature » sera à la hauteur de ses forfaits : il se retrouve transformé en épouvantail. Il voulait faire peur aux autres, il peut maintenant à loisir exercer son passe-temps. On voit bien en quoi l'ironie de la fin apporte une morale au lecteur : à toujours vouloir faire du mal, on...

Inscrivez-vous pour continuer à lire Des nouvelles moralisantes ? >

Dissertation à propos de La photo qui tue