La photo qui tue

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Les caractéristiques de la nouvelle

Le genre de la nouvelle apparaît au Moyen Âge, il s’ajoute alors aux genres de la fable, du conte, etc. Mais ce n’est qu’au XVIe siècle que la nouvelle connaît son véritable essor. Les petites histoires que nous présente Anthony Horowitz sont des nouvelles fantastiques. Elles ne sont pas des contes, malgré l’aspect fantastique, ni des fables bien qu’elles contiennent une sorte de morale. Les nouvelles fantastiques se repèrent facilement à différents critères : leur brièveté, le nombre de personnages limité, leur description succincte, leur évolution psychologique, ainsi que le dénouement inattendu qui fait souvent considérer au lecteur la nouvelle sous un tout nouveau jour.

 

1. La brièveté de l’histoire et ses implications

 

Les histoires d’Anthony Horowitz oscillent en moyenne autour d’une vingtaine de pages. Les personnages centraux sont souvent uniques, comme dans Transport éclair, où l’on suit un jeune homme qui finit par devenir paranoïaque à cause de l’ordinateur d’un mort. Même s’il est aidé, le héros reste celui qui est au cœur de l’histoire. On connaît globalement sa situation familiale, et quelques éléments du passé du héros, mais sans plus d’informations. Seul ce qui est essentiel au déroulement de l’histoire est délivré.

 

2. L’évolution psychologique des personnages

 

Chaque personnage se retrouve confronté à un événement qui l’entraîne dans une sorte de paranoïa, où son psychisme est mis à rude épreuve. C’est par exemple le cas dans la nouvelle Bain du soir. La jeune fille éprouve un désagréable sentiment devant la nouvelle baignoire de ses parents. Petit à petit, elle devient la spectatrice de choses qui la terrifient, elle se sent épiée et menacée jusqu’à ce qu’elle se mette en tête de détruire la baignoire « hantée ». Son mental est mis à rude épreuve, jusqu’à ce qu’on l’envoie en hôpital psychiatrique.

Ainsi, des personnages menant une vie banale se retrouvent plongés dans une dimension parallèle, dans le monde des morts, ou alors leur vie change à jamais, du tout au tout.

 

3. Le dénouement inattendu

 

À la fin des nouvelles d’Horowitz, les chutes sont très souvent surprenantes et permettent de comprendre la valeur des éléments égrenés au fil de l’histoire. Elles apportent un éclaircissement sur des choses qui semblaient ne pas avoir de sens. Par exemple, dans Transport éclair, l’ordinateur semble délivrer des messages sans queue ni tête jusqu’à ce que Garrett, un des personnages, finisse mort, renversé par un immense camion portant la dernière inscription délivrée par l’ordinateur. Le lecteur peut enfin saisir ce que l’ordinateur cherchait à faire comprendre aux jeunes gens. La fin du Bus de nuit est plus amusante que surprenante, mais elle permet aussi de mieux saisir ce qui l’a précédée.

Ainsi, on trouve dans les nouvelles d’Anthony Horowitz toutes les caractéristiques du genre.

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