Le Crime de l’Orient-Express

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Résumé

Le Crime de l’Orient-Express est un roman policier d’Agatha Christie(1890-1976) publié en 1934. L’action se déroule au début des années 1930.Hercule Poirot est un célèbre détective privé dont les exceptionnels talentssont employés pour résoudre les affaires les plus délicates. De retour de Syrieet en route pour Londres, il prend place à bord d’un wagon de première classede l’Orient-Express, train prestigieux qui assure la liaison entre l’Europe occidentaleet l’Orient. Bien que l’on soit en basse saison, le wagon est bondé, et Poirotne parvient à trouver de place que grâce à l’intervention de monsieur Bouc,administrateur de la compagnie ferroviaire qui voyage dans le même train.

Poirots’installe douillettement dans le confort de la luxueuse voiture et tue letemps en observant ses compagnons de voyage. Des personnages venus des quatrecoins du monde ont été réunis dans le wagon et cohabitent dans cet espaceréduit. On rencontre d’abord le colonel Arbuthnot, officier de Sa Majestébritannique et la jeune Miss Debenham, une gouvernante d’habitude chargée des’occuper des enfants de riches familles. L’effervescente Mrs Hubbard,citoyenne américaine, parle beaucoup et s’agite de même, contrairement à laprincesse Dragomiroff, authentique aristocrate dont la dignité n’a d’égale quela laideur. Elle est flanquée de sa dame de compagnie, Hildegarde Schmidt.D’autres aristocrates, le comte et la comtesse Andrenyi, sont aussi du voyage.Deux personnages moins prestigieux partagent le wagon avec eux : AntonioFoscarelli, vendeur de voitures d’origine italienne, et Cyrus Hardman,représentant en rubans de machines à écrire. Ces deux personnages au verbe hautet aux manières peu raffinées sont tolérés par les passagers socialement mieuxnés. Citons enfin Greta Ohlsson, terne missionnaire suédoise dont la timiditéet la gentillesse ne peuvent qu’attirer la sympathie. En revanche, unpersonnage détestable fait l’unanimité contre lui : Ratchett. Cet Américains’attire l’inimitié générale par sa seule présence. Il est accompagné de sonsecrétaire, le jeune Hector MacQueen, et de son valet britannique, l’austère etdigne Edward Masterman.

Cesgens issus de milieux divers font connaissance, discutent, s’évitent, nourrisdepuis toujours par les préjugés sociaux qui ont bâti leur monde. Le confort detous est assuré par le contrôleur, un Français du nom de Pierre Michel.

Lelong voyage se déroule sans incident jusqu’en Yougoslavie quand, après un arrêtnocturne en gare de Vinkovci, le train se trouve bloqué par une congère deneige. Une certaine agitation – des voix dans le compartiment voisin, celui deRatchett, des pas dans le couloir, la sonnette d’un passager – tire Poirot deson sommeil. Au matin, monsieur Bouc vient le chercher : Ratchett a étéassassiné !

On atrouvé son corps lardé de douze coups de poignard. Certains coups sont profondset mortels, d’autres ne sont que de simples estafilades. De plus, nombre de cescoups ont été portés par un droitier, et d’autres par un gaucher. Bouc demandeà Poirot de se charger de l’enquête et de résoudre le mystère avant que lapolice italienne n’intervienne. Poirot, assisté de Bouc et du docteurConstantine, un passager grec qui a constaté le décès, va mener sesinvestigations.

Lecompartiment de Ratchett était fermé de l’intérieur. Les indices qui y sont trouvéssont un mouchoir de fine batiste, un cure-pipe, un verre ayant contenu uneboisson additionnée d’une drogue, et la montre de la victime, arrêtée à 1 h 15,heure présumée du crime.

Poirotinterroge chaque passager, déploie des trésors d’intelligence et de psychologiepour déterminer quelle est la part de vérité dans les témoignages, et surtoutpour éclairer les zones d’ombre de ceux-ci.

Trèsvite, il apparaît que Ratchett était en réalité un nommé Cassetti, horribleindividu qui a fui les États-Unis pour éviter le tribunal : il étaitgravement impliqué dans l’enlèvement et le meurtre d’une enfant, DaisyArmstrong. La famille de cette dernière a été ravagée par le chagrin : samère est morte, son père s’est suicidé, et sa bonne d’enfant, Suzanne, d’abordaccusée à tort, s’est également donné la mort.

QuandPoirot apprend aux passagers l’identité de Ratchett-Cassetti, il ne s’en trouvepas un pour verser une larme à la mémoire de l’odieux personnage. Lesinterrogatoires se poursuivent, les soupçons se dirigent vers l’un, puisl’autre, sans jamais se fixer sur quiconque. En effet, chacun possède un alibi,confirmé par un autre passager. On ne peut les soupçonner de vouloir seprotéger les uns les autres, puisque la veille encore ils ne se connaissaientpas.

Poirotréfléchit, prend garde à ne pas se laisser aveugler par les préjugés de Bouc,évite de se laisser guider par des indices trop facilement trouvés, veille à nepas heurter les sentiments des suspects, et leur pose des questions de primeabord innocentes mais qui lui révèlent de précieuses indications.

Etvient le moment où Poirot s’abîme dans une profonde réflexion. Il en émerge,rassemble tous les protagonistes dans la partie restaurant du train, et leursoumet deux hypothèses. La première, la plus simple, est qu’un individu s’estintroduit dans le train en gare de Vinkovci, a assassiné Ratchett (qui devaitcompter bon nombre d’ennemis), puis est parvenu à s’échapper. La secondeexplication est plus longue et autrement sensationnelle. Le meurtre de Ratchetta été préparé de longue date et exécuté par les passagers ici présents.Pourquoi ? Parce que tous sont là sous une fausse identité, et sont liéspar l’horreur et le chagrin provoqués par le meurtre de la petite DaisyArmstrong : Miss Debenham était la gouvernante de la fillette ; laprincesse Dragomiroff était la marraine de sa mère ; la comtesse Andrenyi étaitla tante de la fillette ; le colonel Arbuthnot était camarade de combat dupère de Daisy, lui-même officier ; le valet, Masterman, était quant à luil’ordonnance du père de Daisy pendant la Grande Guerre ; Mrs Hubbard n’estpas une exubérante Américaine mais une brillante tragédienne, Linda Arden,étoile de la scène et grand-mère de Daisy ; Hildegarde Schmidt était lacuisinière de la famille Armstrong ; Foscarelli était leurchauffeur ; Miss Ohlsson était elle aussi au service de la famille ;Pierre Michel, le contrôleur, est le père de la malheureuse Suzanne qui s’estdonné la mort après avoir été accusée. Un homme était amoureux de la jeunefemme : Cyrus Hardman. Quant à MacQueen, son père était procureur généraldans l’action en justice qui a suivi l’affaire. Lors de la nuit fatale, ils sesont tous rendus dans le compartiment de Cassetti, et chacun d’entre eux afrappé l’homme endormi d’un coup de couteau. Ils ont rendu justice. Confrontésau raisonnement brillamment agencé de Poirot, les passagers ne nient pas.

Laquestion est donc : quelle version sera donnée aux autorités italiennes àla frontière ? C’est Bouc qui exprime le sentiment général : lapremière explication sera la bonne, et Poirot se dessaisit du dossier.

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