Le Crime de l’Orient-Express

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Une solidarité dans le crime qui se nomme justice

Un des thèmes du roman est la solidarité. Il s'agit ici d'une solidarité dans le crime puisqu'il s'avère que la victime a été tuée par l'ensemble des personnages. Chacun des personnages décrits a participé à ce meurtre, a donné un coup de couteau à la victime. Le meurtre a été longuement pensé lors de plusieurs réunions entre tous les personnages. Grâce à leur coopération, ils réussissent à organiser ce qui pourrait apparaître, à première vue, comme un meurtre parfait. Leur solidarité leur permet en effet de se construire des alibis, de se couvrir les uns les autres face au détective. Mais Poirot, bien que confus pendant une partie du roman, finit par comprendre ce complot : « Un rôle nettement déterminé est assigné à chacun des voyageurs. Tout est prévu dans le moindre détail et sans risque aucun. Si le soupçon pèse sur l’un des membres de cette association de justiciers, les autres l’innocentent par leur témoignage et embrouillent les recherches. D’autre part, la prétendue surveillance de Hardman empêche que l’on accuse injustement quiconque du dehors. »

            Ce complot meurtrier n'avait qu'un seul but : la vengeance. La vengeance est un autre thème clé de ce roman. En effet, la victime n'était autre que l'assassin de la petite Daisy Armstrong. Tous les personnages étaient liés à cette petite fille, mais le cachaient durant le voyage en usant de fausses identités. Poirot va le découvrir : « Si on devait m’apprendre que tous les voyageurs de ce train faisaient partie de la maison Armstrong, je n’en éprouverais aucune surprise. » Ratchett ayant échappé à la justice...

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