Le Gai Savoir

par

La renaissance des valeurs, clé d’une vie de bonheur

Finalement, tous les maux de l’homme semblent découler, selon Nietzsche, de l’attente de celui-ci à se voir réaliser certaines choses, de sa déception face à certains évènements, du constant rapport de force qu’il établit entre lui-même et les autres, sans compter toutes les sources extérieures qui vont l’amener directement ou de manière moins évidente à se détourner du bonheur, comme le mariage ou l’art.

Ainsi, dans la dernière partie de son œuvre, Nietzsche prône le nouveau concept d’amor fati, ou le fait d’aimer le destin, d’embrasser les évènements comme ils arrivent puisque nous y sommes condamnés de façon inéluctable. Le Gai Savoir réside donc presque entièrement dans cet hymne à la vie, cette envie d’oublier les tracas auxquels l’homme est sans cesse soumis. Las de se battre contre l’immoralité, la perversion des mœurs et de la civilisation, Nietzsche préfère jouer la carte de l’indifférence, de l’ignorance, clamant : « Je ne veux pas accuser, je ne veux même pas accuser les accusateurs. Que regarder ailleurs soit mon unique négation ! »

Ainsi, selon l’auteur, une part du bonheur résiderait dans cette capacité à détourner son regard de ce qui fâche, à arrêter de se focaliser sur ce qui semble voué à l’échec, en l’acceptant mais sans pour autant continuer de goûter aux plaisirs de la vie. Il affirme l’inutilité liée à l’entreprise de vouloir sans cesse asséner des jugements, établir ce qui est bien ou mal, porter blâme ou éloge sur autrui, car nous-mêmes avons déjà été changés de nombreuses fois. Un homme qui...

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Dissertation à propos de Le Gai Savoir