Le Gai Savoir

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La société affaiblie par les femmes et l’art

Dans cette quête du bonheur qu’il semble poursuivre, Nietzsche incrimine tout particulièrement les femmes comme obstacles à la réalisation de ce bonheur. En effet, le philosophe vient de nous montrer que selon lui, la perversion de la morale s’est construite en incluant la notion de faiblesse dans l’esprit des hommes, créant un rapport de force contraire au bonheur entre eux. Ainsi, selon lui, les femmes sont dangereuses en ce qu’elles accentuent cette faiblesse chez l’homme, et donc participent d’une certaine manière à l’affirmation de ce rapport-là.

En effet, selon lui, hommes et femmes ne partageraient pas la même sphère ; celles-ci tendraient vers des valeurs totalement différentes de celles que l’homme recherche. Séparés inéluctablement par une barrière invisible, la femme n’avancerait dans la vie que par le charme dont elle dispose, par l’amour qu’elle infuse au cœur des hommes. Ainsi, Nietzsche la dépeint comme un être tentateur et inhibant toutes valeurs masculines : « Lorsqu’un homme se trouve au milieu de son agitation, exposé au ressac où les jets et les projets se mêlent, il lui arrive parfois de voir passer auprès de lui des êtres dont il envie le bonheur et la retraite, — ce sont les femmes. » Ainsi, cette jalousie que l’homme ressentirait envers les femmes qui lui jettent la simplicité de leur existence au visage serait la cause de leur faiblesse. Il est donc nécessaire à la société, bien évidemment, d’être composée de femmes, tant que l’homme parvient à maintenir la barrière nécessaire entre elles et eux : « Le charme et l’effet le plus puissant de la femme, c’est, pour parler le langage des philosophes, leur action à distance : mais pour cela il faut...

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