Le jeu de l'amour et du hasard

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L'ambigüité de la lecture sociale

La pièce de théâtre soulève un sujet assez sensible pour l'époque. A savoir l'amour qui peut naître entre un(e) servant(e) et un(e) maître(sse).

Il s'agit ici de mettre à l'épreuve l'identité sociale de chacun des protagonistes, et de laisser faire l'amour spontané, qui ne tient pas compte de quelque hiérarchie sociale.

Et là se trouve l'ambigüité, le déguisement de Silvia en sa servante, et de Dorante, en son valet. Il est clair que cela est assez choquant pour l'époque car assez inhabituel.

Bien entendu, Pierre de Marivaux rétablit l'ordre social à la fin de la pièce. Mais il aura soulevé un sujet particulièrement intéressant, et finalement prouvé qu'un amour auquel on ne peut pas croire, a bien lieu.

Il ne faut pas oublier que les protagonistes sont dans l'ignorance de la véritable identité de leur amour durant la majeure partie de la pièce.

Par ailleurs, il est assez difficile d'imaginer cette scène à l'époque. Car bien évidemment, le lecteur est au courant de ce qui se passe.

On constate également que le rôle de Monsieur Orgon est particulièrement important car il conditionne toute cette scène, et il est tout à fait au courant de l'incroyable histoire qui a lieu. Il s’en amuse quelque part, et éprouve de la curiosité à voir ce que l'amour spontané peut donner.

On notera également le grand embarras de Sylvia et de Dorante tout au long de la pièce, l'un et l'autre étant presque gênés de connaître un amour qui n’aurait pas du naître. On voit bien que ces personnages sont inquiets de leurs propres sentiments, notamment avec Sylvia qui à de nombreuses reprises se parle à elle-même, et ne comprend...

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