Le malade imaginaire

par

Résumé

            Prologue

 

            Molière présente la pièce comme un divertissement destiné au roi, et annonce en guise d’introduction une églogue dont l’objet sera principalement la louange dudit roi.

 

            Églogue en musique et en danse

 

            Interrompant Tircis et Dorilas qui essaient vaille que vaille de soutirer des serments à Climène et Daphné,Flore appelle tous les bergers et bergères alentour car elle a une nouvelle à annoncer : Louis est de retour ! Il a vaincu tous ses ennemis à la guerre et revient puisqu’il n’a plus personne à combattre. Les bergers et bergères se réjouissent et organisent la plus belle des fêtes en son honneur. On organise un duel entre Tircis et Dorilas : celui qui saura chanter le mieux les louanges de Louis en sera le vainqueur. L’enjeu est double car Climène acceptera de se donner à Tircis s’il se distingue, de même Daphné à Dorilas. Tircis et Dorilas, donc, s’opposent. Mais Pan interrompt le duel : « Le silence est le langage / Qui doit louer ses exploits. » Climène et Daphné se donnent malgré tout à leurs prétendants car ils ont au moins eu l’audace de tenter de faire cet éloge. Tous s’affairent, chantant et dansant, aux préparatifs de la fête.

 

            Autre prologue

 

            Ce second prologue fait le lien entre la pastorale précédente et la pièce à proprement parler. Une bergère vient se lamenter sur scène : elle souffre d’un mal – l’amour – dont aucun médecin n’arrive à bout. Elle rejette leurs remèdes comme autant de chimères, et affirme que seul un « malade imaginaire » peut être dupe de leurs inventions.

           

            Acte premier

 

            Argan, le malade imaginaire de la pièce, se trouve seul en scène. Il fait les comptes de ses dépenses médicales, évidemment astronomiques. Arrivé au bout, Argan sonne ses gens pour les faire venir. Ils tardent et cela contraint Argan à sonner une dizaine de fois sans succès. Toinette, sa servante, arrive enfin. Argan essaie de la réprimander, mais elle est trop vive, et lui coupe à chaque fois la parole avant qu’il n’ait pu s’exprimer. Comme Argan se met à parler de ses lavements et autres remèdes, Toinette raille sa lubie.

            Tandis qu’Argan est sorti, Angélique, sa fille, s’entretient avec Toinette : elle aime Cléante et craint qu’il soit déloyal. Toinette la rassure en lui rappelant qu’il a promis de demander bientôt sa main.

            Argan revient. Il annonce à Angélique qu’il a l’intention de la marier à Thomas Diafoirus, le neveu de M. Purgon, un de ses médecins. Ce faisant, il fera entrer des médecins dans la famille et se garantira des soins soutenus. Toinette, insolente, prend la parole à la place d’Angélique et refuse le mariage.

            Béline, femme d’Argan qu’il a épousé en secondes noces, fait irruption. Elle prend la défense d’Argan et le chérit de manière très mièvre, comme une maman gâteuse le ferait avec son bébé. On comprend bientôt que par ce comportement elle veut s’attirer l’amitié de son mari, et être introduite dans son testament.

            Le notaire de Béline entre et explique à Argan que donner son héritage à Béline n’est pas possible. Il doit le donner à un ami qui lui reversera ensuite. Ils sortent pour régler ces affaires.

            Angélique demande de l’aide à Toinette, qui se décide à envoyer son amant, Polichinelle, prévenir Cléante des desseins d’Argan.

 

            Premier intermède

 

            De nuit, Polichinelle vient donner une sérénade à Toinette. L’exercice tourne au grotesque car Polichinelle n’arrête pas de se quereller avec ses musiciens.

 

            Acte II

 

            Cléante, prévenu des intentions d’Argan, paraît. Il compte se faire passer pour le remplaçant du maître de musique d’Angélique, afin de faciliter ses entretiens avec elle. Toinette l’introduit auprès d’Argan, lequel souhaite assister au cours de musique. Alors qu’Angélique entre pour recevoir son cours, l’entrevue est interrompue par l’arrivée des Diafoirus, père et fils.

Le fils, particulièrement ridicule, répète mécaniquement des tirades élogieuses qu’il a apprises plus tôt. Bientôt, Argan demande à Cléante de faire chanter sa fille pour le bon plaisir des invités. Cléante s’empare de l’occasion pour dialoguer avec elle : les deux jeunes gens font mine d’incarner un berger et une bergère pour discuter selon leur vœu. Alors qu’Angélique parvient à signifier qu’elle ne veut pas du tout se marier à celui qu’on lui a promis, Argan interrompt l’impromptu qu’il trouve impertinent.

            Béline entre et donne une nouvelle occasion à Diafoirus fils de se ridiculiser. Angélique se met à protester : elle veut que Diafoirus la séduise s’il veut l’épouser. On essaie de la raisonner, en vain. Argan finit par lui donner cet ultimatum : elle a quatre jours pour se décider, soit elle épouse Diafoirus, soit on la met au couvent. Les Diafoirus sortent, non sans faire un dernier diagnostic approximatif à un Argan toujours crédule et docile.

            Béline, seule en scène avec Argan, lui révèle que plus tôt, elle a surpris Angélique avec un jeune homme. Avec eux se trouvait Louison, la petite sœur d’Angélique. Argan l’appelle pour l’interroger. Louison se joue de lui et si elle délivre quelques informations – le jeune homme en question était le nouveau maître de musique et il a fait des serments à Angélique –, Argan ne les obtient qu’avec beaucoup de peine. Elle part sans lui avoir dit tout ce qu’elle savait.

            Béralde, frère d’Angélique, entre. Il venait proposer un parti pour Angélique, mais Argan, en colère contre elle, le fait taire. Béralde lui propose, pour le consoler, un divertissement.

 

            Second intermède

 

            Des Égyptiens et des Égyptiennes, déguisés en Maures et accompagnés de singes, dansent et chantent.

           

            Acte III

 

            Béralde annonce à Toinette qu’il a l’intention de soutenir autant qu’il le pourra le mariage de sa sœur avec Cléante. Toinette, quant à elle, révèle qu’elle a pour projet d’introduire un faux médecin complice auprès d’Argan pour le dégoûter de M. Purgon.

            Béralde, seul avec Argan, tâche de le raisonner. La discussion verse dans un débat sur la médecine. Béralde en est un fervent détracteur ; il pense que quand on est malade, il faut simplement se reposer. Ses discours touchent d’autant moins Argan qu’ils sont interrompus par l’arrivée de ses médecins. D’abord vient M. Fleurant, son apothicaire, pour lui administrer un lavement. Béralde le raille, et M. Fleurant s’en va fâché, sans avoir donné son médicament.

            Paraît M. Purgon, en colère, car M. Fleurant vient de lui annoncer qu’Argan avait refusé son lavement. Malgré les démentis et les excuses d’Argan, Purgon contrarié déclare qu’il se retire et ne sera plus son médecin. Tandis qu’Argan se lamente d’avoir perdu son médecin, Toinette en introduit un nouveau, qui n’est autre qu’elle-même déguisée. Les scènes suivantes reposent sur l’habileté de Toinette à passer rapidement de l’habit de médecin à son habit habituel. Elle profite de l’intérêt que lui porte Argan, quand elle est en médecin, pour démentir systématiquement tout ce que lui avait affirmé Purgon.

            Argan, après cette manœuvre, est certain de ne pas donner sa fille aux Diafoirus, et de la mettre au couvent ; Béralde essaie de l’en dissuader, sans y parvenir. Argan fait en réalité ce choix pour plaire à Béline. Toinette propose de montrer à Argan que son épouse est une menteuse et lui demande de simuler sa mort.

            Béline arrive et apprenant la mort d’Argan, aussitôt l’attitude qu’on lui a connue jusqu’alors disparaît : elle en peint un portrait plein de dégoût et se résout à tout faire, avant de rendre la mort publique, pour s’approprier l’héritage. Alors qu’Argan se réveille d’entre les morts, Béline, humiliée, s’enfuit. Toinette demande à Argan de rejouer le mort car elle veut lui montrer avec quelle piété va réagir sa fille. La servante annonce alors la mort d’Argan à Angélique, qui en est effondrée.

            À Cléante qui revient vers elle Angélique, trop émue, annonce qu’elle ne veut plus se marier. Argan arrête de jouer la comédie, ravi, et consent au mariage des deux jeunes gens. Béralde suggère à Argan de devenir lui-même médecin, pour ne plus jamais en avoir besoin.

 

            Troisième intermède

 

            Cet intermède final, narré, chanté et dansé, consiste en une cérémonie comique consacrée à un homme qui devient médecin.

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