Le médecin malgré lui

par

La Satire de la médecine

Sganarelle est le principal acteur qui représente la satire de la médecine, par ses moyens farfelus de faire croire à ses compétences médicales.

Nous allons voir les éléments qui mettent en valeur la satire de la médecine.

– Acte 1 Scène 4: La satire de la médecine apparaît lorsque Martine, la femme de Sganarelle, établit un plan pour se venger de son mari. En effet elle tente de convaincre Valère et Lucas, en quête d'un médecin, des qualités de son mari en tant que médecin.

– Acte 2 Scène 2: Sganarelle, dans son déguisement de médecin, suit une logique tout à fait satirique de la médecine. En effet il se met à battre Géronte qui affirmait ne pas être médecin, en achevant par dire «Vous êtes médecin maintenant: je n'ai jamais eu d'autres licences.». Molière ici critique d'une certaine manière la médecine de l'époque, de manière satirique, suggérant qu’avec quelques coups de bâtons, tout le monde peux être médecin!

– Acte 2 Scène 4: Au tout début de la scène, on retrouve une réplique tout à fait satirique de la part de Sganarelle: «Qu'elle s'en garde bien! Il ne faut pas qu'elle meure sans l'ordonnance du médecin». Cette phrase ironise sur le rôle de l'importance de l'ordonnance du médecin pour le malade.

Par la suite Sganarelle, un peu penaud, apprend que Lucinde est muette. Il prend son pouls et déclare qu'elle est muette.

Géronte répond: «Eh oui, Monsieur, c'est là son mal, vous l'avez trouvé tout du premier coup». Comme s'il suffisait de prendre le pouls d'un malade pour déterminer s'il est muet. Ce qui est plutôt grotesque et finalement montre une dénonciation de l'absurdité de la médecine de l'époque.

Par la suite Sganarelle continue et aborde son raisonnement pour expliquer les causes de la maladie de Lucinde. Il argumente tout en employant du vocabulaire latin. L'argumentation est illogique et il arrive même à placer les organes là où ils ne sont pas, et à tromper toute l'assistance! Il conclue par une ordonnance tout à fait particulière: «Mon avis est qu'on la remette sur son lit, et qu'on lui fasse prendre pour remède quantité de pain et trempé dans du vin». Ainsi on remarque ici la satire de l'absurdité de certaines ordonnances abusives ou trompeuses de l'époque.

– Acte 3 Scène 2 : La seconde consultation du faux médecin Sganarelle par un paysan. Après explications de la part du paysan des symptômes de la malade, se conclut sur un remède tout à fait grotesque: «Tenez, voilà un morceau de formage qu'il faut que vous lui fassiez prendre». Et Sganarelle, juste par son habit de médecin, arrive encore une fois de plus à tromper! Une autre preuve de la satire de la médecine dans cette pièce.

Ainsi la satire de la médecine apparaît par le ridicule personnage de «médecin» de Sganarelle. Et en constatant les raisonnements de Sganarelle, on se dit bien que n'importe qui pouvait être médecin à l'époque.

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