Le Royaume de Kensuké

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Une île déserte, pas si déserte

Il y a des miracles que rien ne peut expliquer, à part peut-être un extraordinaire facteur chance. Et la survie de Michael en fait assurément partie. Après avoir été projeté du bateau de ses parents et être passé par d’indescriptibles états de terreur, frôlant au passage la mort de très près, le jeune Michael est parvenu à s’en sortir, car après avoir perdu connaissance, il s’est retrouvé seul sur une île déserte.

La situation du naufragé échouant sur une île déserte ne peut que faire penser que Michael Morpurgo s’est fortement inspiré de Daniel Defoe. Et force est de constater qu’il a été fidèle jusqu’au bout au modèle de son illustre prédécesseur. Car si à l’instar de Robinson Crusoé le jeune Michael s’est retrouvé sur une île, elle n’était pas déserte comme il l’avait pensé. Et une présence humaine survient pour lui sauver la vie alors qu’il allait mourir de faim. Le fait que de la nourriture ait été déposée auprès de lui est révélateur d’une présence humaine sur l’île, et son bienfaiteur invisible finit par se faire connaître : « Je revenais sur la plage, chargé de bois jusqu'au menton, lorsque je me rendis compte qu'il y avait moins de fumée qu'auparavant et plus de flammes du tout. C'est alors que je le vis, à travers la fumée, lui, l'orang-outan. Il était accroupi et jetait du sable sur mon feu. Il se leva et vint vers moi, sortant de la fumée. Ce n'était pas un orang-outan. C'était un homme. »

C'est le début d’une relation d’abord caractérisée par la méfiance et qui finit par se muer en une authentique...

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