Le Scarabée d’or

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Une énigme mêlant le surnaturel à l'enquête policière

L’énigme qu’ont à résoudre les trois héros de l’œuvre est censée leur permettre d’acquérir le trésor qu’ils recherchent. Il s’agit donc du dernier obstacle, du dernier élément d’enquête de leur chasse. C’est Legrand qui découvre par hasard le parchemin sur lequel est inscrite l’énigme non résolue. Pour ensuite déchiffrer l’énigme, ce dernier va faire appel à son sens du raisonnement : il compte tout d’abord le nombre de chacun des symboles et va ensuite faire une «analogie avec l’alphabet de la langue anglaise». C’est ensuite par déduction qu’il découvre le mot de l’énigme, «Champollion». «Énigme», «Analogie», «Déduction» sont tous des mots propre au vocabulaire de l’enquête policière.

L’énigme cryptogamique amplifie la dimension de roman policier de l’œuvre en ce sens que la résolution de cette énigme représente un acte logique, déductif, quasi mathématique. Il s’agit d’une rigueur qui n’est pas sans rappeler, une fois encore, l’enquête policière.

 

Cependant, on peut opposer à cette rigueur policière liée à l'enquête de nombreux éléments  apportant l'univers fantastique à l’œuvre.

Tout d’abord, le lieu de l’action, l’île Sullivan, est un lieu typique du genre fantastique. Elle est décrite comme étant « Cette île est des plus singulières… », c’est-à-dire une île atypique, forcément étrange et éloignée, isolée du reste du monde, ce qui devient inquiétant, à l'image des Dix petits nègres de A. Christie...

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Dissertation à propos de Le Scarabée d’or