Les catilinaires

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De la défense de la démocratie dans ‘Les catilinaires’

Outre qu’il constitue un beau morceau d’éloquence, l’une des raisons de la postérité de l’œuvre tient aussi bien à la nature de l’œuvre – le texte polémique – qu’à son objet – la défense de la démocratie. Dans les Catilinaires, on perçoit Cicéron sous les traits d’un officiel profondément épris de sa patrie et de son mode de gouvernance. Il faut se rappeler que c’est à cette démocratie qu’il doit son ascension, lui qui n’est pas issu de la grande noblesse. Catilina est à l’opposé présenté comme un despote, un être tyrannique désireux d’imposer à la république le joug de ses désirs comme le prouve bien cette assertion : « Aujourd’hui, c’est à la république elle-même que tu déclares la guerre ; ce sont les citoyens dont tu veux la mort, les temples des dieux, les demeures des hommes, l’Italie tout entière que tu destines au ravage et à la dévastation ». Face au Goliath de l’absolutisme, Cicéron, tel David armé de sa fronde, ne dispose que de sa parole pour donner l’alerte dans son camp et sonner l’heure de la révolte. Son triomphe tient surtout à ce qu’il a su instiller dans les veines de chaque romain le désir de préserver cette liberté de s’autodéterminer. Aussi, encore plusieurs siècles et même millénaires après avoir été mené, le combat de Cicéron apparaît intemporel.

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