Liberté

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Résumé

Liberté est un très célèbre poème du poète français Paul Éluard, poète surréaliste et aux inspirations dadaïstes. Il fut écrit durant l’année 1942, telle une ode à la liberté en réaction à l’occupation de la France par l’Allemagne nazie.

Le titre prévu au départ était différent, il s’agissait d’Une seule pensée, avant que l’auteur ne change d’avis et ne trouve quelque chose de plus profond, simple et dépouillé, un seul mot, tel un absolu après lequel il court. Le poème figurait dans le recueil de poésies publié en 1942 Poésie et Vérité, où l’auteur évoque les combattants pour la liberté, la résistance et donc le courage face à l’oppression. Liberté est le plus emblématique poème du recueil, mais aussi le plus en phase avec son temps.

Le poème prend la forme particulière d’une longue énumération de lieux réels qui furent fréquentés par l’auteur ou qu’il aurait aimé visiter, ainsi que d’autres imaginés par Éluard. Dans tous ces lieux, l’auteur imagine qu’il irait écrire le mot « liberté » tel un leitmotiv permanent.

Le poète dans ce poème évoque de nombreux thèmes, abordés pêle-mêle, parfois liés, parfois sans lien apparent. Au début du poème, Éluard évoque son enfance, « les cahiers d’écolier », « mon pupitre », les thèmes de l’école et de la jeunesse donc, ainsi que les vacances « sur le sable sur la neige ».

La deuxième strophe suit ce thème, « les pages blanches et les pages lues » sont liées à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture.

Le poète évoque également « les guerriers » et « les rois », ce qui se rapporte au thème de la royauté, peut-être au temps des chevaliers.

Puis par « la jungle et le désert », « les nids des genêts », le poète évoque la nature et la vie, ici la vie des oiseaux.

La strophe suivante évoque le temps qui passe : « merveilles des nuits », « les journées », « les saisons fiancées » sont autant d’unités de temps.

Puis sont évoqués le soleil, « les chiffons d’azur » se rapportent sans doute au ciel, et « le lac lune vivante » donne l’image de la nuit et du reflet de la lune dans l’eau.

La strophe suivante aborde le thème du vent avec l’horizon, les oiseaux et le moulin, suivie par une strophe sur « l’aurore », la mer et la montagne, éléments référant au voyage et aux grands espaces.

Le poète aborde ensuite le champ du ciel, et la pluie « mousse des nuages, sueurs de l’orage » et la « pluie épaisse ».

La distance et le mouvement sont évoqués dans « sentiers éveillés, routes déployées, places qui débordent ».

La strophe suivante porte sur l’intérieur de la maison du poète, et les lampes qui s’y allument, et qui s’y éteignent.

Puis les thèmes sont plus décousus, entre « fruit coupé en deux », la chambre du poète : « miroir et de ma chambre », « sur mon lit ».

Ensuite, il est question du chien de l’auteur : « mon chien gourmand et tendre », « ses oreilles dressées », « sa patte maladroite ».

Le poète évoque aussi le corps humain, propre à recevoir le tatouage qui va être révélé : « chair accordée », « le front de mes amis », « chaque main qui se tend ».

Vient ensuite le thème de la communication, entre « les surprises », « les lèvres attentives » et le mot « silence ».

Des thèmes plus pessimistes suivent dans les deux strophes suivantes, où il est question de « refuges détruits », « phares écroulés », « murs de mon ennui » et d’« absence sans désir », de « solitude nue », de « marches de la mort ».

Les dernières strophes sont plus gaies : « la santé revenue », « le risque disparu », « l’espoir sans souvenir » font référence à un état de paix.

La dernière strophe annonce la fin du poème et l’arrivée du mot final : « le pouvoir d’un mot » et le renouveau du poète : « Je recommence ma vie, / Je suis né pour te connaître, / Pour te nommer ».

Le poème se termine sur le mot : « Liberté », jeté en avant, à part.

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