Liberté

par

Des lieux réels et imaginaires

Le seul désir du poète est d’écrire le nom« liberté » sur toutes les surfaces du monde, à tous les endroits.Son but serait-il donc de faire du monde un monde libre ? Quoi qu’il ensoit, on ne peut s’empêcher de remarquer l’aspect divers et aléatoire desendroits qu’il choisit. Il souhaite écrire sur ses « cahiersd’écoliers », sur « les images dorées », sur la « jungle dudésert », sur la « lampe qui s’allume », sur le « fruitcoupé en deux », etc. Le poète choisit des endroits réels et abstraits,comme pour signifier que la liberté devrait être présente en tout lieu. Eneffet, certains endroits apparaissent totalement imaginaires, tels que « Sur la vérité physique », « Sur le lac lune vivante » ou« Sur les saisons fiancées ».

On remarque également une certaine évolution chronologiquedans sa progression, de l’enfance (« Surmes cahiers d’écolier ») à l’âge adulte (« Sur mes refuges détruits », par exemple), peut-êtrepour indiquer que la liberté appartient à tous les âges. Aussi, l’auteur utilisedes pronoms possessifs tels que « mon », « ma »,« mes », pour signifier une implication personnelle dans cette quêtede liberté : « Sur l’écho demon enfance », « Du miroiret de ma chambre », ou encore « Surmes maisons réunies ».

Les endroits abstraits quel’auteur choisit (nuages, jungle, « vitredes surprises » « absencesans désir ») laissent suggérer la possibilité de l’impossible. Éluarddépasse les limites de l’humain et du concret, nous transportant ainsi dans unmonde imaginaire – sans doute pour nous prouver que tout est possible, mêmel’obtention de la liberté. 

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