L’Île du docteur Moreau

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Résumé

L’action de L’Îledu docteur Moreau se déroule à la fin du XIXème siècle. Edward Prendick estun jeune Anglais, un garçon instruit et intelligent de formation scientifique.Passager d’un bateau qui fait naufrage loin de toute terre habitée, il estrecueilli par un navire. Une fois à bord, il fait la connaissance deMontgomery, un homme étrange accompagné d’un serviteur qui l’est plus encore àcause de son aspect physique peu aimable et de son comportement qui évoquedavantage l’animal que l’homme. La cargaison est elle aussi étrange : ils’agit d’animaux vivants ; leur destination : une île perdue au milieu del’océan. Prendick se croit tiré d’affaire mais ce n’est que provisoire. Eneffet, le capitaine du navire refuse de le garder à bord. Pour sa part,Montgomery lui déclare qu’il ne peut en aucun cas lui offrir l’hospitalité. Unefois arrivé au large de l’île, le capitaine fait débarquer Montgomery et sesanimaux et abandonne Prendick seul sur une petite barque. À la vue du jeunehomme ainsi laissé à la merci des flots, Montgomery lui accorde enfin le droitde séjourner sur l’île.

Cependant, celle-ci se trouve éloignée de toute route maritimerégulière et le jeune Anglais va devoir rester longtemps en compagnie deMontgomery, son serviteur et ses animaux. Il loge donc dans un logementparticulier à l’écart.

Edward Prendick découvre que l’île est la propriété d’unhomme, le docteur Moreau, dont le nom ne lui est pas inconnu. Il se trouve quece docteur Moreau a défrayé la chronique autrefois en menant en Angleterre desexpériences de vivisection dont la brutalité avait révolté la communautéscientifique. C’est à lui que les animaux vivants sont destinés. Le docteur semet bien vite au travail et son premier cobaye est un puma. Les hurlements desouffrance de la pauvre bête poussent Prendick à s’éloigner des habitations età se réfugier à l’intérieur de la jungle. C’est là qu’il croise d’autreshabitants, d’étranges hommes au visage porcin. De plus, il a l’étrangesentiment d’être suivi tout au long de sa promenade. Quand ce sentiment se mueen certitude, il prend ses jambes à son cou mais a le temps de voir ce qui lesuit : une créature mi-homme mi-bête. Une fois à l’abri auprès deMontgomery il ne parvient pas a obtenir de renseignements sur l’être qui l’atraqué.

Le lendemain, Prendick constate que le docteur Moreau aomis de fermer la porte de son laboratoire à clé. Il y pénètre et découvre unspectacle qui lui donne des haut-le-cœur : un être vivant est là, allongésur la table d’opération, le corps couvert de bandages. Ce corps a une formehumaine. La preuve est donc là : Moreau expérimente sur des humains !Le docteur Moreau découvre alors le jeune homme dans son laboratoire et l’enexpulse violemment.

Prendick trouve une fois encore refuge dans la jungle.C’est là qu’il croise une nouvelle créature, un homme-singe qui lui parle etl’emmène vers un étrange village. Stupéfait, Prendick découvre une monstrueusecolonie d’êtres à la fois bêtes et hommes ; le guide récite leurs tablesde la loi. Il est interdit à ces êtres de se comporter comme des animaux :ils ne doivent pas marcher à quatre pattes, ni manger de chair, ni chasser. Ilsn’ont qu’un dieu : le docteur Moreau. La litanie touche à sa fin quand ledocteur Moreau lui-même apparaît soudain : il est à la recherche de Prendick.Ce dernier est convaincu que Moreau veut utiliser son corps à des finsexpérimentales, mais le docteur lui explique que les êtres qui vivent danscette colonie n’étaient pas des humains mais des animaux. La solitude de cetteîle lui permet de poursuivre ses recherches dont le but est de transformer unanimal en être humain. Malheureusement, ses créatures finissent toujours parretomber dans la bestialité. Quant à la souffrance qu’il impose à ces êtresvivants, Moreau la voit comme un inconvénient mineur et inévitable. Tout celadure depuis maintenant onze ans.

Prendick n’a pas d’autre choix que d’accepterl’hospitalité de cet odieux personnage. Les jours passent, et certains signesque la loi imposée par Moreau à ses créatures n’est pas toujours respectée sefont jour. Ainsi, on trouve le cadavre d’un lapin à moitié dévoré. Lescréatures sont assemblées et le coupable est vite trouvé : c’estl’homme-léopard, celui-là même qui avait poursuivi Edward Prendick dans lajungle. Ce n’est pas sa seule faute : on l’a aussi vu boire à un pointd’eau, à quatre pattes comme une bête. Si de tels signes d’animalitéapparaissent, une intervention est nécessaire et Moreau décide d’emmenerl’homme-léopard à la salle d’opération. Terrorisée à l’idée des souffrances quil’attendent, la malheureuse créature prend la fuite. Sur l’ordre de Moreau, lesautres créatures se lancent à sa poursuite et finissent par acculer le pauvrehomme-léopard. Prendick sait quel calvaire attend la créature, et il l’abatd’un cour de feu. Moreau est furieux, mais impuissant. Cependant, Prendick sedoute que l’homme-léopard n’est pas la seule créature à avoir mangé de laviande : les créatures échappent de plus en plus au contrôle de Moreau.

Un nouveau drame survient bientôt : le puma surlequel Moreau procède à d’affreuses expériences s’échappe. La poursuites’engage, Moreau rejoint sa victime. L’issue du combat est fatale aux deuxprotagonistes : Moreau et le puma y laissent la vie. L’anarchie s’installealors : Montgomery laisse les créatures boire de l’alcool. La violenceéclate, Montgomery est tué et un incendie ravage la colonie. Le feu détruit lesespoirs de fuite que nourrissait Prendick puisque les bateaux qui se trouvaientsur l’île disparaissent au cours de l’incendie.

Une nouvelle vie s’organise sur l’île, et les créaturesretournent lentement à l’état animal. Au fur et à mesure de cette évolution, Prendickperd tout ascendant sur eux. L’Anglais désespère de jamais retrouver lacivilisation quand un jour une chaloupe échoue sur les rivages de l’île. Deuxcadavres s’y trouvent. Qui sont-ils ? Qu’importe ! Prendick s’empare del’embarcation et quitte ces parages malsains. Quelques jours plus tard, il estrecueilli par navire. Son récit est tellement stupéfiant, tellement incroyable,que personne ne le croit. Edward Prendick se résout alors à ne jamais pouvoirpartager son secret. Il retourne à Londres, et décide de vivre dans une quasi-solitude,consacrant sa vie à l’étude, aux sciences et à la réflexion.

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