Matilda

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Résumé

Matilda, héroïne éponyme du roman, est la petite fille de M. et Mme Verdebois. Elle a un frère qui s’appelle Michael. Les parents ne se préoccupent guère de leurs enfants, que ce soit de leur éducation ou de leur bien-être. Matilda est une petite fille surdouée, âgée de 4 ans et 3 mois, qui a appris à lire seule. Sa mère est peu intelligente, elle passe son temps à regarder la télévision et à dépenser beaucoup d’argent dans des jeux de hasard. Matilda pour sa part préfère se rendre à la bibliothèque, où elle emprunte un nombre impressionnant de livres qu’elle dévore les uns après les autres. Elle demande de nombreux conseils à Mme Folyot, la bibliothécaire, qui devient une véritable compagne dans ses aventures littéraires. Celle-ci est stupéfaite par les capacités de la fillette et lui conseille entre autres de lire le roman Les Grandes Espérances de Charles Dickens. Matilda lit ainsi un nombre impressionnant de romans classiques habituellement lus par des adultes (Hemingway, Kipling et Steinbeck), sous l’émerveillement de Mme Folyot.

Le père de Matilda, M. Verdebois, est une sorte de marchand de voitures d’occasion, un concessionnaire peu scrupuleux qui monte des arnaques et floue ses clients. À la maison, il fait de nombreuses remarques à Matilda sur ses occupations qu’il juge inutiles, sur son intellect qu’il prétend vain. Sans surprise, Matilda n’aime pas ses parents qui la considèrent comme une idiote, alors qu’eux-mêmes sont malhonnêtes et fainéants. Son frère Michael leur ressemble beaucoup, il ne s’attire donc aucune critique de leur part et se trouve bien évidemment être leur chouchou.

La petite fille a donc résolu de lutter contre ses parents et se fait la promesse de se venger dès que l’un d’eux lui ferait quelque chose de déplaisant, formulerait une critique, aurait une attention déplacée ou lui lancerait une insulte… Elle a un fort caractère et se montre toujours très maligne. Elle trouve ainsi régulièrement de quoi les embêter : par exemple elle va enduire le chapeau de son père de glu, remplacer un produit pour les cheveux de son père par la teinture blond platine de sa mère, emprunter le perroquet d’un ami qu’elle met dans la cheminée pour effrayer ses parents qui, l’entendant sans le voir, croient qu’un fantôme hante leur demeure. Elle se joue de leur bêtise, et ils ne se doutent pas que leur propre petite fille qu’ils pensent idiote puisse faire montre d’autant d’astuce pour leur nuire. Protégée de tout soupçon, elle s’amuse bien de la situation. C’est sa façon à elle de dénoncer leur manque d’amour et leur malveillance à son égard, mais aussi à l’égard de son frère et d’autres personnes encore, notamment les clients de son père.

Longtemps refusée à l’école, elle finit par y entrer à cinq ans et demi, suite à son inscription par son père. Cette école a pour directrice une femme qui déteste profondément les enfants, une femme qui a le nom d’une arme, Mlle Legourdin, qui ne veut pas se marier, et encore moins avoir d’enfants, ce qui lui ferait perdre son statut de Mademoiselle.

Au contraire, l’institutrice de Matilda, Mlle Candy, se révèle, comme peut le laisser penser son nom, très douce et très gentille avec les élèves. Elle est tout d’abord surprise par les capacités et l’intelligence de Matilda. Son fort caractère cause toutefois du tort à la fillette car Mlle Legourdin la considère comme une peste, et même « une jeune vipère ». Elle lui reproche toutes les bêtises qui sont commises au sein de l’école et refuse à Matilda de sauter une classe malgré son intelligence supérieure à la moyenne qui justifierait un passage dans le cours supérieur.

Mlle Candy, consciente de la situation et ne souhaitant pas voir les capacités supérieures de Matilda être gâchées, se rend quelquefois chez la famille Verdebois pour leur proposer de donner des cours particuliers à leur fille, ce qu’ils refuseront de façon catégorique à plusieurs reprises.

À l’école, Matilda a quelques amies dans sa classe, des petites filles ayant un fort caractère : Anémone et Hortense. Cette dernière a déjà été punie par la directrice et a dû passer des journées entières dans l’étouffoir, une sorte de placard, tout petit, d’une vingtaine de centimètres à peine, pour avoir mis du sirop d’érable sur son siège. La directrice ne se laisse donc pas faire par les enfants. Elle n’hésite pas à les punir avec dureté et cruauté, et elle prend du plaisir à leur mettre de mauvaises notes en les interrogeant en classe, chaque semaine, à la place de l’institutrice.

C’est alors que Matilda se découvre un pouvoir magique, surnaturel, un don de télékinésie, en renversant un verre sur la directrice, par le seul pouvoir de ses yeux et de son cerveau. Tout d’abord surprise par ce don, elle le dévoile à son institutrice alors qu’elle se trouve chez elle à l’insu de ses parents. Elle renouvelle l’expérience devant elle.

Mlle Candy se confie à Matilda sur son enfance malheureuse : son père mystérieusement disparu, elle a dû vivre chez sa tante, qui n’est autre que… Mlle Legourdin, la directrice de l’école, qui lui réclame toujours aujourd’hui les sommes dépensées pour son éducation. Matilda décide de l’aider. Grâce à ses pouvoirs, elle écrit au tableau un message, devant la directrice venue inspecter la classe, en lui faisant croire qu’il est rédigé par le fantôme du père de Mlle Candy. Elle ordonne à la directrice de rendre à Mlle Candy la maison du défunt père de celle-ci qu’elle occupe depuis sa mort, et les salaires qui lui sont dus et qu’elle ponctionne. À la vue de ce message, Mlle Legourdin s’évanouit.

Le jour suivant, la directrice est absente. Le testament du père de Mlle Candy est étrangement réapparu : sa maison revient à sa fille. Autre bonne nouvelle,  Matilda passe chez les grands, avec des camarades d’une dizaine d’années. Elle perd alors ses pouvoirs magiques, ce qui s’explique par le fait qu’elle doit maintenant consacrer tout son esprit à suivre et comprendre des cours prévus pour des enfants qui ont deux fois son âge.

En parallèle, le père de Matilda est arrêté par la police et jugé pour son commerce malhonnête. Il quitte l’Angleterre pour l’Espagne, mais Matilda refuse de le suivre. La famille décide alors de la laisser chez son institutrice, situation qui n’est pas pour déplaire à Mlle Candy et Matilda, très complices. Matilda habitera désormais avec quelqu’un capable de la comprendre.

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