Matilda

par

L’humour

Dans ce roman, humour et gravité sont alternés avec brio, et mêmesi Matilda doit affronter diverses embûches, l’humour l’emporte finalement surla tragédie. Les personnages ne peuvent que faire sourire le lecteur, car mêmes’ils sont un peu caricaturaux, il est toujours possible de se les figurerfacilement. Les parents bêtes comme leurs pieds sont hilarants de stupidité,Mlle Legourdin est décrite tel un monstre démesuré qui détruit tout sur sonpassage, un rhinocéros même, mais elle fait rire autant qu’elle faitpeur ; elle permet une sorte d’exorcisme de la peur par le rire. Quant àMatilda, on rit de bon cœur lorsqu’elle confond les noms des auteurs ou se sertde ses pouvoirs pour ridiculiser Mlle Legourdin. Les descriptions sont trèsdrôles, pleines de parallèles et de métaphores hilarantes, ce qui permet dedévelopper, par les associations qu’elles poussent à voir, l’imagination dulecteur, grand ou petit. La fin du roman est tout aussi drôle et jubilatoire,le lecteur est bien content que tout se termine bien pour Matilda et rit desmalheurs de ses ennemis. Le ton est donc drôle et léger grâce à ces touchesd’humour omniprésentes, qui permettent d’aérer une atmosphère qui pourrait parailleurs paraître étouffante, car il est question, au fond, chez Matilda commeà l’école, de maltraitance. 

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