Métapsychologie

par

La défense de la notion d’inconscient

Freud construit la métapsychologie sur trois piliers quisont premièrement le principe économique qui concerne la libido, le principetopique qui concerne des lieux et des endroits, et enfin le principe dynamiqueconcernant l’importance du mouvement.

D’un point de vue étymologique, le terme demétapsychologie, profondément lié aux travaux de Freud dans ses définitionsactuelles, dresse un parallèle avec la notion de « métaphysique »définie ainsi : « Science de l’être en tant qu’être, recherche etétude des premiers principes et des causes premières, connaissance rationnelledes réalités transcendantes et des choses en elles-mêmes », c’est-à-direune connaissance rationnelle de la nature des choses – la métaphysique regroupedes notions rejetées par la science. La « métapsychologie », forméedu préfixe « méta- » signifiant « au-delà » indique lavolonté de Freud d’aller au-delà de la psychologie. Il lutte ainsi contre lapsychanalyse et la psychologie pures se centrant uniquement autour desphénomènes conscients, pour aller vers l’inconscient.

Freud défend l’idée de métapsychologie en affirmant son idéeprincipale selon laquelle « Lesmaladies et les troubles mentaux ne sont pas forcément d’origine organique etdonc du corps physique, mais peuvent avoir des causes et des origines d’ordrepsychologique et inconsciente. » Cet ouvrage est donc un réelplaidoyer pour la métapsychologie.

On peut, pour n’en citer qu’une partie, évoquerl’argumentaire de l’auteur qui cherche à répondre aux objections et à prouver l’existencede l’inconscient : « On nousconteste de tous côtés le droit d’admettre un psychique inconscient et detravailler scientifiquement avec cette hypothèse. Nous pouvons répondre à celaque l’hypothèse de l’inconscient est nécessaire et légitime,et que nous possédons de multiples preuves de l’existence de l’inconscient.Elle est nécessaire, parce que les données de la conscience sont extrêmementlacunaires ; aussi bien chez l’homme sain que chez le malade, et il se produitfréquemment des actes psychiques qui, pour être expliqués, présupposentd’autres actes qui, eux, ne bénéficient pas du témoignage de laconscience ». Il semble donc indéfendable d’affirmer que tous lesactes peuvent être appréhendés par la conscience : « L’on doit donc se ranger à l’avis que ce n’est qu’au prix d’une prétentionintenable que l’on peut exiger que tout ce qui se produit dans ledomaine psychique doive aussi être connu de la conscience. »

Freud défend ses travaux par la possibilité d’expliquerdes éléments tels que les actes manqués, les rêves, ou encore les symptômespsychiques – « les actesmanqués et les rêves, chez l’homme sain, et tout ce qu’on appelle symptômespsychiques et phénomènes compulsionnels chez le malade » – en citantla maladie et le moyen de vérifier de manière expérimentale par la curepsychanalytique la légitimité de ce qu’il affirme. La pratique doit doncprendre le relais du théorique, principalement dans les soins – l’intérêtest majeur.

N’oublions par que Freud était docteur, il fait donc unedémonstration scientifique, passant des interrogations aux conjectures, auxréponses et aux preuves par l’observation qu’il rapporte, de manière structuréeet claire. Ce n’est que par le biais de la science que l’on pourra vérifier laréalité ou l’absurdité de ce qu’il avance.

Freud évoque la métapsychologie comme une sorcière quifinit tôt ou tard par se mêler à la psychanalyse, et apporte des solutions auxlacunes de cette dernière. Freud montre ici la nécessité de la métapsychologiequi lui est apparue comme le moyen d’aller plus loin.

Dans ces essais, Freud théorise et définit des principesdéjà évoqués, et en profite pour les préciser. Ces concepts récents etnovateurs pour l’époque sont l’inconscient, le refoulement des souvenirs ou dessentiments, la pulsion physique ou sexuelle et le ressenti suite à la perted’un être cher, entraînant le besoin de faire son deuil et la mélancolie, maisencore la régression couvrant le désir de dormir et de rêver.

Ces essais ont permis à l’auteur de rendre plus claireset plus abordables ces notions, l’être humain étant analysé comme un animalsocial.

 

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