Mon ami Frédéric

par

Résumé

Hans Peter Richter, l’auteur de Mon ami Frédéric, est un écrivain allemand né en 1925 à Cologne. Il a connu lors de son enfance la propagande nazie, l’accession au pouvoir et la dictature d’Hitler.

Ce roman n’est pas autobiographique mais le récit a été écrit par l’auteur en tenant compte de son expérience. Mon ami Frédéric a été publié en 1963. Il relate la vie de deux jeunes enfants dans les années 30 sur le territoire allemand. Amis depuis toujours ils habitent le même immeuble. La vie du premier, qui est le narrateur, et celle de Frédéric, un garçon juif, basculent le jour où Hitler prend le pouvoir en 1933.

Cette histoire est racontée par l’ami de Frédéric qui assiste impuissant aux brimades et aux injustices que subit le peuple juif.

L’histoire débute en Allemagne dans les années 20 et relate la vie de deux familles qui habitent le même immeuble et qui ont des enfants du même âge : le narrateur et Frédéric. Très vite les deux garçons se lient d’amitié, partageant leurs jeux et leurs loisirs.

C’est en 1929 que l’histoire s’assombrit à l’occasion des nouvelles lois promulguées contre les Juifs imposées par Hitler. Frédéric est alors insulté par le propriétaire de son immeuble M. Resch qui le traite de « sale juif ».

Le narrateur nous raconte comment il restait à cette époque impressionné par le sabbat lorsqu’il se rendait chez la famille Schneider (les parents de Frédéric). Pour la rentrée des classes de 1931, les deux familles décident de fêter cet événement ensemble mais la famille du narrateur rencontre des problèmes financiers car le père a perdu son emploi. Ils se rendent tout de même au parc d’attraction où la famille Schneider offre le manège aux enfants. Une photo est également prise afin d’immortaliser l’événement.

Deux années s’écoulent ainsi sans rencontrer trop de problèmes. Un jour alors qu’ils se rendent à l’école les enfants se trouvent scandalisés en voyant la plaque d’un pédiatre vandalisée parce que juif. Ils s’aperçoivent que celui-ci n’est pas le seul dans cette situation ; de nombreux magasins subissent également les foudres du nationalisme.

Le narrateur se mêle alors à la jeunesse hitlérienne. Il participe avec Frédéric à une réunion d’où Frédéric s’enfuit en entendant les propos tenus contre les Juifs.

Un jour alors que les enfants jouent dans la rue, le narrateur casse malencontreusement la vitre d’un magasin ; Frédéric est alors accusé par le propriétaire du magasin parce qu’il est juif. Il est alors inquiété par la police. C’est à ce moment que M. Schneider fait son apparition et aide à payer les réparations, ce qui met fin aussitôt à l’altercation.

Quelque temps après, une discussion houleuse a lieu entre le propriétaire de l’immeuble M. Resch et le père de Frédéric. M. Resch veut que cette famille quitte leur logement parce qu’ils sont juifs. Au même moment, c’est au tour de M. Schneider de perdre son emploi ; il occupait un poste de fonctionnaire maintenant interdit aux Juifs.

M. Resch porte plainte contre les Schneider car ils ne veulent pas partir. La plainte n’aboutit pas et le plaignant est ainsi débouté. La famille du narrateur se met alors à aider la famille Schneider. Le père retrouve même du travail dans un magasin réputé comme chef de rayon. Mais les ennuis reprennent : Frédéric est renvoyé de son école qui ne peut plus recevoir de Juifs. Au même moment, la femme de ménage démissionne car la loi interdit aux femmes non juives de travailler pour des Juifs.

Le père du narrateur décide alors de prendre une carte du parti nazi afin de bénéficier d’avantages. Mais il est horrifié par les propos tenus contre les Juifs. Il demande alors à M. Schneider d’emmener sa famille à l’étranger, ce qu’il refuse car pour lui il n’y a pas de véritable danger à rester.

Se produisent des saccages de magasins appartenant aux Juifs ainsi que la destruction du logement des Schneider. Choquée par cette scène, Mme Schneider décède dans le courant de la nuit.

M. Schneider perd de nouveau son emploi et répare alors des lampes pour subvenir à ses besoins. Seule la famille du narrateur le soutient. On apprend également que le père de Frédéric cache sous son toit un rabbin activement recherché par la police.

C’est en 1941 que tout s’aggrave lorsque les Juifs sont contraints de porter une étoile jaune pour les différencier. À cette époque, le père de Frédéric et le rabbin sont arrêtés par la police.

Peu de temps après le narrateur reçoit la visite de Frédéric qui est dans un état pitoyable. Celui-ci demande la photographie qu’ils avaient faite les deux familles réunies. Il veut garder un souvenir de ses parents. Quand soudain une sirène retentit, il faut se rendre dans un abri dont l’accès est refusé à Frédéric parce qu’il est juif. Malgré ses plaintes et l’accord des autres occupants M. Resch reste ferme. À leur sortie, ils trouvent Frédéric mort dans l’entrée de l’immeuble.

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