Oscar et la dame rose

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Résumé

Oscar est un garçon de dix ans qui vit à l’hôpital pour enfants depuis longtemps déjà. Il est atteint d’une leucémie et personne n’ose lui avouer qu’il va bientôt mourir, pas même ses parents. Mais Oscar, malgré son jeune âge, est intelligent : il sait très bien ce qui l’attend, il a entendu le docteur Düsseldorf en parler avec ses parents. Il a un regard très critique sur ce qui l’entoure et aussi sur lui-même. Il se trouve laid avec son « crâne d’œuf » et trouve qu’il fait trop jeune.

Pour animer les longues journées des enfants de l’hôpital, des personnes viennent pour les distraire et leur parler, des personnes extérieures qui ne savent pas ce que vivent les enfants et qui ne les traitent pas comme les médecins ou les infirmières. Mamie-Rose en fait partie. Elle rend visite régulièrement à Oscar et parvient à créer une relation de confiance avec lui, une amitié particulière. Elle lui propose même de vivre chaque jour comme si une décennie s’écoulait dans la journée et d’écrire une lettre à Dieu tous les jours pour se confier et recevoir une écoute bienveillante. Le garçon ne croit pas en Dieu mais accepte et se permet même de faire un vœu par jour à Dieu.

Ainsi, le roman est organisé en lettres numérotées qui racontent les différentes périodes de la vie d’Oscar qui vieillit maintenant de dix ans à chaque jour qui passe. Dans les premières lettres, Oscar présente Mamie-Rose, une ancienne catcheuse surnommée « l’Étrangleuse du Languedoc », devenue bien trop vieille pour travailler. C’est la seule qui ne lui cache pas sa mort prochaine et avec qui il peut en parler en toute liberté. Elle accepte d’ailleurs de venir le voir tous les jours et lui raconte souvent ses combats de catcheuse.

À la troisième lettre, Oscar est déjà un adolescent selon le décompte de Mamie-Rose. C’est là qu’il tombe amoureux de Peggy Blue, une petite fille qui a la peau bleue du fait d’une maladie du sang. Mais un autre petit garçon de l’hôpital, Pop Corn, qu’on appelle comme cela à cause de son goût prononcé pour la nourriture sucrée, aime aussi Peggy Blue. Il dit d’ailleurs à Oscar d’aller voir la Chinoise, une autre petit fille qui elle, en revanche, aime beaucoup Oscar. Celle-ci l’embrasse brusquement alors qu’ils sont en train de discuter et lui donne même son chewing-gum par la même occasion. Le même jour, les parents d’Oscar lui offrent la musique du Casse-Noisette qu’il écoute souvent et qu’il aime beaucoup. Finalement, Oscar et Peggy Blue deviennent proches et Oscar demande à Dieu de pouvoir l’épouser.

Dans les prochaines lettres, Oscar passe les journées de ses trente, quarante et cinquante ans. Dans la nuit, il a entendu des gémissements et, ayant peur pour sa bien-aimée, s’est rendu dans sa chambre pour la secourir. Ce n’était pas elle qui pleurait mais Bacon, un enfant gravement brûlé. Peggy Blue lui propose tout de même de dormir avec elle et Oscar expérimente le plaisir de se trouver dans le même lit que la personne qu’il aime. Il décrit longuement la peau bleue et douce de Peggy. Au matin, le personnel de l’hôpital est en colère quand ils trouvent deux enfants dans le même lit. Mais Mamie-Rose est présente pour défendre leur cause auprès des médecins. Elle décide ensuite d’emmener Oscar à la chapelle de l’hôpital où il formule ses souhaits à Dieu. Il prie à sa manière pour que l’opération de Peggy Blue, qui est censée avoir lieu le lendemain, se passe à merveille.

Une fois l’opération passée et réussie, Oscar fait la connaissance des parents de sa bien-aimée Peggy. Ceux-ci semblent apprécier le garçon et décident donc de lui confier leur fille. Oscar a cependant peur que Peggy perde un peu de son charme en perdant de sa couleur bleue, car les médecins ont dit qu’elle redeviendrait rose peu à peu.

La Chinoise raconte à Pop Corn qu’Oscar l’a embrassée. Le bouche à oreille est enclenché et Peggy l’apprend bientôt. Elle le quitte alors qu’il n’a pas cinquante ans. Oscar passe pour un coureur de jupons alors qu’il n’aime que Peggy. Mamie-Rose reste seule à ses côtés et fait tout son possible pour lui redonner du courage.

La septième lettre est sans doute la plus importante. Elle raconte le jour de Noël, le jour où Oscar et Peggy se parlent et s’aiment à nouveau. Mais ils ne peuvent pas rester ensemble longtemps car les parents d’Oscar viennent d’arriver pour fêter Noël avec lui. Il n’en a pas envie et décide alors de fuguer avec l’aide de ses amis, Einstein (qui a une tête énorme qu’on pense remplie d’eau), Bacon et Pop Corn. Oscar réussit à monter dans la voiture de Mamie-Rose sans qu’elle ne s’en aperçoive et à se faire mener chez elle. La vieille dame est très étonnée de l’y trouver et lui demande d’appeler ses parents afin de les rassurer. Tout le monde doit sûrement être très inquiet pour lui. Les parents d’Oscar viennent chercher leur fils et tout ce petit monde passe finalement la soirée ensemble. La fête de Noël commencera par un repas, puis le visionnage de la messe de minuit à la télévision et enfin, ils regardent tous ensemble un combat de catch que Mamie-Rose avait gardé en cassette. Au moment de partir, Mamie-Rose offre à Oscar une statuette de la Vierge Marie. Il avait toujours pensé que la divinité ressemblait énormément à Peggy Blue.

Les lettres qui suivent sont de plus en plus courtes parce qu’Oscar dort de plus en plus, surtout après le départ de Peggy qui est rentrée chez elle avec ses parents. Sur sa table de chevet, on peut désormais lire une pancarte qui dit « Seul Dieu a le droit de me réveiller ». Il passe son temps à réfléchir avec Mamie-Rose sur de nombreux sujets qui acquièrent facilement une dimension philosophique : la vie, la mort, Dieu et la religion. Il comprend alors que Dieu est bien différent des hommes, il est courageux, alors que les hommes abandonnent souvent et se lassent de tout.

Dans la douzième et la treizième lettre, Oscar tente de parler avec ses parents que la soirée de Noël a rapprochés de lui. Il a alors cent dix ans. Il essaie de leur expliquer le sens de la vie mais ils ne semblent pas le comprendre. Il meurt au moment précis où Mamie-Rose a emmené ses parents boire un café. Sa dernière lettre fait à peine quelques phrases et ne se termine pas par son habituel « À demain ».

La quatorzième lettre est de la main de Mamie-Rose. Tout ce qu’on savait sur elle est soudainement remis en question : elle n’était pas catcheuse, loin de là, et elle n’avait aucune foi en Dieu avant de rencontrer Oscar ; elle a menti à Oscar pour l’aider. On comprend que lui aussi l’a beaucoup aidée. Elle s’est énormément attachée à lui et a été bouleversée par ce petit garçon malade et si intelligent, aux réflexions si profondes.

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