Oscar et la dame rose

par

L’univers enfantin face à la maladie

Ce qui rend l’univers créé par Éric-Emmanuel Schmitt si poignant est en définitive dû au choc né de la confrontation entre deux thèmes qui ne sont pas supposés cohabiter dans l’ordre naturel des choses, dans le parcours normal d’une vie. En effet, il mélange sans artifice ni édulcorants l’univers enfantin, insouciant et rêveur des petits pensionnaires de l’hôpital à la tragédie de la maladie et de la mort.

Le choc de la rencontre avec Oscar est très difficile. C’est un petit garçon de dix ans, mais il admet qu’il a « l’air d’en avoir sept », à cause de son aspect chétif et des conséquences des chimiothérapies à répétition. Ce traitement l’a rendu chauve et son aspect relève d’un douloureux mélange de vieillesse – il n’a plus de cheveux et sa maigreur a quelque chose de celle du grand âge – et d’enfance –  le garçonnet est chétif et sans défense.

Cette enfance se manifeste également par le besoin que manifeste Oscar de se créer une véritable aura de protection affective autour de lui. C’est dans cette optique qu’il écrit à Dieu, lui exposant fidèlement, en termes crus et réalistes, son physique étrange, les symptômes de son cancer. Bien qu’entouré des soins que lui prodigue l’hôpital, le jeune garçon ne se sent pas à l’aise en ces lieux qui lui offrent toutefois une certaine liberté de continuer à vivre sa vie d’enfant. Il a en effet le droit de s’y déplacer, de se rendre dans la chambre de ses amis, de se promener dans le jardin qui entoure...

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Dissertation à propos de Oscar et la dame rose