Paradoxe sur le comédien

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Structure du texte

Le texte est organisé sous forme de dialogue entre deux interlocuteurs auxquels Diderot fait référence en tant que « premier interlocuteur » et « deuxième interlocuteur ». Cependant, l’essayiste ne fait pas mention de leurs noms dans le texte ; s’agit-il tout simplement d’un choix aléatoire ou d’un calcul fait par discrétion ?

Au fil de leur conversation, on se rend compte que le premier interlocuteur fait preuve de domination verbale face au second. Ses répliques sont beaucoup plus longues (elles équivalent à des paragraphes entiers, parfois même deux ou trois) tandis que le second se contente de quelques lignes. Alors que le premier interlocuteur s’applique à exprimer ses pensées et à élaborer ses idées de manière convaincante, le second les reformule simplement et en fait un résumé, comme pour s’assurer de comprendre les arguments de son interlocuteur. Il encourage même le premier interlocuteur à s’exprimer beaucoup plus. Ceci nous donne donc l’impression qu’entre les deux il s’agit d’une sorte d’entrevue, où le second interlocuteur incite le premier à parler et à exprimer ses idées.

De plus, on remarque que le premier interlocuteur partage les vues de l’auteur : c’est lui qui définit ce que serait le véritable comédien, tout en se servant de multiples exemples littéraires qui d’après lui ont échoué à rejoindre l’idéal qu’il expose. Le fait que le premier interlocuteur rejoigne donc Diderot dans sa pensée pourrait nous faire présumer qu’il existe une relation étroite entre les deux : soit Diderot est lui-même le premier interlocuteur qui s’adresse au second (qui dans ce cas représenterait le public, l’auditoire, le lecteur, etc.), soit Diderot se sert simplement de ce personnage primaire pour donner vie à son message et faire valoir sa thèse. Quoi qu’il en soit, c'est le premier interlocuteur qui est le protagoniste. 

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