Poèmes antiques

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Résumé

Poèmes antiques  est le fruit de plusieurs années d'écriture, il se présente sous la forme d’un recueil. Leconte de Lisle avait pour volonté d’effectuer un retour à des formes poétiques un peu différentes, il présente cette œuvre comme un « recueil d’études, un retour réfléchi à des formes négligées ou peu connues ». Il évoque également dans sa préface le besoin d’allier la science et la poésie.  Concernant le contenu de cette œuvre publiée en 1852, soit à la fin du XIXe siècle, certains thèmes récurrents de l’époque –  en poésie –  n’y figurent pas du tout ; ainsi, les faits contemporains ou encore les « passions » sont des thèmes absents de ces écrits.

Cette œuvre est, à l’origine, composée de 31 poèmes, certains ayant déjà publiés dans La Phalange, un journal fouriériste ayant connu un grand succès à l’époque. Une autre édition de Poèmes antiques est sortie en 1874, celle-ci est plus conséquente et contient une cinquantaine de poèmes. Leconte de Lisle tente – par le biais de son recueil – de faire renaître des civilisations anciennes et égarées. Il souhaite rendre hommage aux plus belles années de l'Inde mais aussi de la Grèce.  Poèmes antiques est rédigé en alexandrins, Leconte de Lisle appréciait sa rigueur et souhaitait s’éloigner des libertés prises, en terme d’écriture, par le mouvement romantique.

Dans sa version longue, Poèmes antiques débute par sept poèmes hindous. Inspirés des religions et de la civilisation indienne – contrée qui a souvent le goût de l’inconnu pour les européens –  ces poèmes relatent notamment d’étranges légendes qui paraissent bien exotiques aux yeux du lecteur. Certaines sont épiques, comme celle qui fait allusion à L'Arc de Civa et qui reprend la première partie de la fameuse épopée du Prince Rama ; d’autres sont de nature lyrique (Sûryâ évoque le dieu soleil de l’hindouisme, ce poème est un hymne à ce dernier). Il y a encore d’autres légendes mais touchant plutôt à la philosophie cette fois comme avec le poème Bhagavat qui évoque la souffrance qui peut être ressentie par l’être humain.

 Poèmes antiques traite ainsi de différentes contrées, il comporte également de nombreux poèmes dédiés à la Grèce antique. Leconte de Lisle nous raconte, à travers son recueil, de nombreuses idylles comme c’est le cas dans Kléarista, Pan ou encore Cybèle mais il n’oublie pas les mythes héroïques qui ont fait la gloire de la Grèce antique avec Niobé ou Hélène. Par ailleurs, il est difficile de parler de ce pays sans faire référence à la plastique grecque et à ses courbes harmonieuses, l’auteur en parle dans Vénus de Milo.

Après avoir longtemps évoqué la Grèce, la fin du recueil est composée de différents poèmes tels que Nox, Midi et Juin, ces derniers étant consacrés à la célébration de la nature dans toute son harmonie et tout son mystère, nature qui recèle des splendeurs qui ont tendance à être oubliées par la société contemporaine.  On peut également y trouver quelques chansons écossaises telles que Nanny ou La fille aux cheveux de lin.

La poésie de Leconte de Lisle est ici une poésie érudite, elle peut d’ailleurs être assez complexe à comprendre pour le lecteur. Comme indiqué dans la préface, l’auteur souhaite donner une portée scientifique à son œuvre et faire connaitre les civilisations anciennes à travers une sorte de « témoignage » apporté par ses poèmes. En effet, son écriture très précise permet au lecteur de visualiser clairement les paysages ou situations décrites par l’auteur. 

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