Saga

par

Un parfum d’injustice

Il est une caractéristique des hommes qui ne laisse pas de surprendre, et c’est bien leur propension à changer d’avis au gré des intérêts. Le feuilleton n’était nullement destiné à avoir le succès qui fut le sien. Cette réussite est d’autant plus remarquable qu’elle s’est faite en dépit des maigres moyens mis à disposition ainsi que de l’ingratitude de l’horaire de diffusion. Hélas en pareille circonstance, les principaux artisans du succès se font évincer. Peut-être à cause de la cupidité, peut être à cause de leur manque de notoriété et de glamour.  Plusieurs signes avant coureurs ont marqué la volonté des responsables de les déposséder de leur création : « Ils ont recruté une seconde équipe de scénaristes qui travaillera tout l’été et le retour de saga sera annoncé à la rentrée. Jessica a déjà le manuscrit du premier épisode chez elle ». Voilà qui montre à quel point le monde de la télévision peut être cynique et impitoyable. Impossible pour le citoyen lambda de soupçonner de telles intrigues derrière l’écran de son poste téléviseur, et pourtant, ce sont des choses qui se produisent fréquemment. Le plus faible est écrasé sans autre forme de procès, surtout que parfois, outre les raisons financières, d’autres, et non des moindres, ont tendance à s’ajouter : « La manière dont Seguret essaie de nous déposséder de la saga va bien au delà d’une question d’audimat et de gros sous. On sait déjà que la télévision est l’instrument de pouvoir n°1, il n’y aurait rien d’étonnant à voir la raison d’état mettre son nez dans la fiction quand le débat politique n’intéresse plus personne depuis belle lurette ». Comme quoi, outre ce que nous savons de la télé et qui nous est révélé par le petit écran, une grande part, probablement la plus sombre, reste inconnue du grand public. Et c’est tout à l’honneur de l’auteur de parvenir à nous en faire prendre connaissance au moyen de cette œuvre écrite tel un polar.

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