Si c'est un homme

par

La réflexion sur l'humanité

Ce qui rend l'histoire moins pesante et agréable à lire, ce sont les petites réflexions philosophiques qu’apporte chaque action du camp.

1) Homme ou animal ?

Après 1 semaine, Primo n'a plus vraiment la volonté de se laver. Il pense que vu son état de santé, c'est une perte de temps. A part utiliser de l'énergie à quoi cela va-t-il lui servir ? Puisque de toute façon il sera toujours aussi sale.

Son compagnon Steinlauf lui explique pourtant que c'est le seul moyen de s'éloigner de la vie animale qu'ils mènent au camp et de rester un peu homme. « C'est justement, disait-il, parce que le Lager est une monstrueuse machine à fabriquer des bêtes que nous ne devons pas devenir des bêtes […] Aussi est-ce pour nous un devoir envers nous-mêmes que de nous laver le visage sans savon, dans de l'eau sale, et de nous essuyer avec notre veste. […] Un devoir enfin de nous tenir droits et de ne pas traîner nos sabots, non pas pour rendre hommage à la discipline prussienne, mais pour rester vivants, pour ne pas commencer à mourir. »

Après cet échange, Primo prendra soin de lui, et se lavera minutieusement tous les jours.

2) Comment survivre ?

Primo Levi fait deux catégories chez les hommes du Lager : les élus et les damnés.

Les élus : sont par exemple les petits numéros, les plus anciens détenus juifs, comment ont-ils survécus ? Car ce sont tous des hommes un peu exceptionnels : « Il ne restait que les médecins, les tailleurs, les cordonniers, les musiciens, les cuisiniers, les homosexuels encore jeunes et attirants, les amis ou compatriotes de certaines autorités du camp, plus quelques individus particulièrement vigoureux et inhumains »

Au contraire les damnés...

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