Souvenirs de la maison des morts

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Les idées défendues par l’auteur

L’intérêt de cette description de la vie telle qu’elle est au sein du bagne, et des bagnards eux-mêmes, réside en ce que l’auteur lui-même fait partie des détenus, et qu’il pose un regard égal, sans pathétisme ni haine, sur ce qui l’entoure. Il décrit simplement les conditions de vie, les liens tissés entre les bagnards, la force qui s’établit entre eux et qui s’étend au rang de puissance commune, unissant le peuple russe tout entier. Souvenirs de la maison des morts est avant tout un éloge du peuple slave, du courage et de la fidélité de ses membres. Il profite de faire partie de ce « tout » afin d’analyser, de tirer des conclusions et des leçons de ses années de détention, par le biais des rencontres et des scènes auxquelles il assiste. Par exemple, il explique souffrir atrocement, bien plus que des privations, des humiliations et des tortures souvent infligées, de la constante promiscuité des uns et des autres, de ne pouvoir jamais se trouver un moment totalement seul. Il décrit de manière totalement objective les divers moyens trouvés par les forçats pour se distraire et tenter d’échapper à leur condition, tel que compter les piquets qui encerclent la palissade du camp et s’imaginer que chacun est un jour de moins passé en ces lieux, les surnoms que chacun se donne les uns aux autres (comme « Névalide » en rapport à l’infirmité de celui-ci, « l’homme à huit yeux » pour qualifier le major craint par tout le monde…) , les tentatives de beuverie que les prisonniers commettent afin de se saouler en gagnant ainsi un certain « respect de l’homme ivre », comme le nomme l’auteur ; car une fois ivre, le prisonnier devient joyeux et échappe par le rire à son quotidien…

L’auteur décrit...

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Dissertation à propos de Souvenirs de la maison des morts